Est-ce se trahir soi-même que de renoncer à ses opinions ? Dissertation

Est-ce se trahir soi-même que de renoncer à ses opinions ?
Dissertation qui cherche à savoir si ce n'est pas les valeurs qu'on défend qui nous définissent.
№ 25540 | 1,500 mots | 0 sources | 2010 | FR
Publié le juil. 27, 2011 in Philosophie
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Résumé:

La prise de recul sur l'évolution de l'être humain, ne serait-ce qu'à l'échelle d'une vie, tend à mettre en évidence les diverses contradictions qui s'animent en lui ; ce peut être un revirement brutal ou simplement progressif. Néanmoins, tout être conscient subit ces transformations au niveau de ses croyances, avis, opinions, au cours de son existence ; alors qu'un enfant peut se trouver conditionné dès son plus bas âge, dans une religion ; la confrontation avec le monde réel, tel qu'il est, risque de le faire douter quant à la possible existence d'un dieu. On peut notamment se remémorer le Candide de Voltaire dont l'apprentissage au cours du roman fera basculer ses plus fortes convictions. Ainsi, il n'est pas nouveau de constater cette évolution, ce renoncement à ses valeurs ; pour certains c'est la négation complète de leur individualité qui est alors effectuée. Rappelons-nous également ces soldats français (et citoyens) « enrôlés » malgré eux (ou pas) dans le régime nazi de Vichy, pour lesquels il a fallu choisir entre soumission suiviste et naïve ou résistance valeureuse mais non sans risque. Et si, abandonner ses opinions n'impliquerait pas sa propre négation ? Est-ce finalement se trahir soi-même que de renoncer à ses opinions ? Mais finalement, qu'est-ce qu'une opinion ? Peut-on parler de miroir de l'être ? Y renoncer engendre-t-il forcément sa trahison ?

Extrait du document:

Nos opinions nous viennent de divers lieux et personnes : le MOI : la « réflexion » et l'expérience personnelle, mais à grande majorité de notre milieu social, de notre culture, de notre entourage, de notre famille mais aussi et surtout, de nos parents. Car s'il est de coutume de prétendre son opinion sienne et unique, n'en négligeons pas pour autant l'influence énorme qu'ont nos géniteurs. Ainsi, nos opinions dépendent principalement de l'environnement dans lequel nous avons grandi et vécu (voir notamment les fortes différences entre les croyances rurales et urbaines ; ne serait-ce que pour les élections présidentielles où les bulletins de vote du FN viennent très vite à manquer dans nos villages en « retraits »). Pour les sociologues, l'opinion est une « représentation collective qui s'impose à l'individu sous l'influence de son milieu ». Elle n'en reste pas moins la résultante d'un choix portant sur quelque fait concret (euthanasie, chômage…) De ce fait, il est possible de parler de l'opinion comme représentative de notre univers, voire de notre personne, dans une moindre mesure.

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