Est-il préférable de libérer nos désirs ou de nous libérer de nos désirs ? Dissertation by Paul

Est-il préférable de libérer nos désirs ou de nous libérer de nos désirs ?
Dissertation de philosophie sur l'individu et sur ses désirs. Quel comportement doit-il adopter face à ceux-ci ?
№ 611 | 2,770 mots | 12 sources | 2007
Publié le juil. 03, 2007 in Philosophie
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Résumé:

L'homme est comparable à l’animal qui s’est affranchi de ses besoins et qui a su développer ses désirs parfois jusqu’à l’extrême. A l'inverse de l'animal, il n'est pas limité par ses instincts.
Face à ce constat, quelle attitude adopter par rapport à nos désirs ? Comment gérer nos désirs qui sont l’une de nos différences spécifiques avec l’animal ? Est-ce en libérant ceux-ci, ou alors en se libérant d’eux ?
Dans une première partie, l'argumentation montre les dangers de se libérer de ses désirs. Dans une deuxième partie, le devoir reprend les pensées de philosophes (ou de grandes écoles philosophiques) tels que
les stoïciens, l'Epicurisme, Freud pour justifier que l'homme doit se libérer de ses désirs, pour enfin, dans une dernière partie, démontrer la nécessité de libérer ses désirs pour progresser.

Extrait du document:

Le désir est avant tout, dans notre existence, le manque par excellence, il est déficience, faiblesse. L’homme désire ce qu’il n’a pas, ce qu’il n’est pas. Il va tenter de combler ce manque dans la perspective de le faire disparaître et d’en tirer une satisfaction, ou d’une manière plus sensible, du plaisir. Le désir est une tension vers un objet imaginé source de satisfaction. Le désir est donc à la racine de toutes les passions et actions humaines. L’homme, en étant conscient de ses désirs (dans son acception la plus large), a conscience de lui-même car le désir constitue l’homme, il est l’essence de l’homme. C’est-à-dire que l’homme est avant tout défini comme un être déficient. « Le désir est manque d’être, il est hanté en son être le plus intime par l’être dont il est désir. Ainsi témoigne-t-il de l’existence du manque dans l’être de la réalité humaine » (Jean-Paul Sartre, l’Etre et le Néant). Le désir tend vers sa propre disparition, car en comblant un manque, je mets fin au désir qui en était la source. Pour autant suis- je satisfait ? N’aurais-je plus de désirs ?

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