"Ethique à Nicomaque" d'Aristote Dissertation by Kezako

"Ethique à Nicomaque" d'Aristote
Dissertation de philosophie traitant des thèmes de la vertu et du comportement moral de l’homme au sein d’une cité en définissant les notions de sagacité et de décision, abordées par Aristote dans son "Ethique à Nicomaque".
№ 3865 | 2,430 mots | 0 sources | 2008
Publié le févr. 26, 2008 in Philosophie
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Résumé:

La sagacité est définie par Aristote comme la vertu qui aide l’homme à bien délibérer. La décision, quant à elle, est le choix d’un moyen d’action suivant une réflexion.
Etudier ces deux notions l'une par rapport à l'autre suppose qu'elles ont des points communs. Pour commencer, il semble intéressant de définir avec précision ce qu'est une décision, dans quel cas elle a vraiment lieu et que présuppose-t-elle ?
Puis, dans un second temps, comment ne pas faire de mauvais choix, ne pas prendre de mauvaises décisions ? Est-ce-que cela présuppose d'avoir de l'expérience ? De la sagesse ? Est-ce suffisant ou la sagacité est-elle la vertu par excellence de la décision ?
Dans un dernier temps, il faut se pencher sur les questions qu’amène la définition de la sagacité : quel est son lien avec la politique ? Un homme sagace peut-il prendre une mauvaise décision ? Tous les hommes doivent-ils être sagaces, à quoi cela peut-il les mener ?

Extrait du document:

En premier lieu, il semble utile de définir avec précision le concept de décision. Pour cela, nous allons suivre la méthode d’Aristote qui consiste à expliquer une notion en la caractérisant par différence avec ce qu’elle n’est pas, par des exemples clairs et simples et enfin par une définition finale.
Nous devons donc établir dans quels cas nous sommes bien face à une décision. Pour Aristote le concept de décision doit être pensé par différence avec les actions non-consenties et l’opinion. La décision présuppose un choix et un rôle conscient dans l’action, or justement dans le cas d’actions consenties par la violence l’homme n’a aucun rôle dans l’action qui lui est extérieur : c’est le cas quand il est par exemple contraint par d’autres hommes à une action. Il n’en est pas responsable et son action n’a pas été l’objet de sa décision : «est exécuté par la violence l’acte dont le principe est extérieur, sans la moindre contribution du sujet».

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