Etre majeur est-ce être adulte ? Dissertation by missbulle

Etre majeur est-ce être adulte ?
Dissertation qui analyse si un individu, à la fin de sa croissance physique, est à même de prendre des décisions responsables.
№ 4917 | 1,390 mots | 2 sources | 2008
Publié le avr. 02, 2008 in Droit , Philosophie , Psychologie
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Résumé:

La question de la coïncidence entre la majorité et l’âge adulte implique tout d’abord de définir ces termes : être majeur est un concept juridique, tandis qu’être adulte est un concept biologique.
L’adulte, du point de vue biologique et psychologique du terme, est l’être parvenu à sa maturité, à la fin de sa croissance.
De ce point de vue, il s’oppose alors à l’enfant, et n’a pas de rapport avec la notion de majorité.
En revanche, l’adulte philosophique est le sujet qui parvient à s’affirmer en tant que tel, qui peut prendre des décisions et fait partie de la société.
On peut ainsi le rapprocher de l’être majeur, qui est au regard de la loi celui qui est responsable de ses actes, un nouveau citoyen.
Cela pose donc le problème de la nature de l’adulte, entre statut naturel ou le droit, et par là, celui de l’équivalence entre les notions d’adulte et de majeur.

1. L’adulte est le prolongement du statut d’homme au sortir de l’enfance

2. Tous les citoyens, sans différences, doivent être capables de se déterminer, d’être responsables

3. Devenir adulte passe par un paradoxe par rapport au pouvoir

Extrait du document:

Alors que l’infantile a un rapport extrême au pouvoir, soit par un désir irréfléchi de révolte et d’anarchie, soit par une soumission totale à la loi, qui ne le laisse jamais libre de ses décisions. Devenir adulte passe par un paradoxe par rapport au pouvoir. Le devoir de l’adulte est de faire preuve d’une certaine autorité sur les plus jeunes afin de faire respecter les lois, et pour les aider à sortir eux aussi de leur infantilisme. Etre adulte, comme être majeur et citoyen, confère des droits et une liberté, mais aussi des devoirs. L’adulte doit se soumettre à la loi, mais non plus de manière aveugle et irraisonnée. Le paradoxe naît du fait que l’homme adulte doit se soumettre volontairement et librement à une loi qui semble à première vue lui ôter une part de liberté, alors qu’en réalité elle est le reflet de cette liberté. On voit donc que le passage à l’âge adulte semble être le fruit d’une action de la part du sujet, et ne peut se faire avec de la passivité. Kant fait donc dans la Métaphysique des mœurs la distinction entre les « citoyens actifs », qui peuvent voter et doivent subvenir à leurs besoins, et les « citoyens passifs », les autres. Ces derniers « n’ont pas accès la personnalité civile ». Par conséquent, le mineur de notre société, qui ne peut participer à la vie politique, n’est pas considéré comme un citoyen à part entière, ni donc comme un adulte. Ici encore, majorité et devenir adulte semblent étroitement liés.

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