Fascismes et régimes autoritaires de droite en Europe de 1922 à 1945 Dissertation by Gildas Zalio

Fascismes et régimes autoritaires de droite en Europe de 1922 à 1945
Dissertation qui analyse le renouveau autoritariste incarné par la naissance des fascismes en Europe dans l'entre-deux-guerres.
№ 4629 | 3,720 mots | 0 sources | 2008
Publié le mars 25, 2008 in Histoire , Sciences Politiques
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Résumé:

L’Europe de l’entre-deux guerres voit progressivement apparaître un genre inédit de régime, d’abord à travers le précurseur italien Benito Mussolini qui, dès 1922 et sa « marche sur Rome », instaure une dictature à façade démocratique : le fascisme. Ce terme de fascisme est souvent assimilé au nazisme allemand, de par la visée totalitaire et nationaliste qu’ils ont en commun. Ainsi, pour désigner ce nouveau type de régime emblématique des années 1922-1945, le totalitarisme d’extrême-droite, on utilise par abus de langage le mot « fascisme ». On a malheureusement tendance à confondre l’ascension au pouvoir des fascismes (1922 pour l’Italie, 1945 pour l’Allemagne) et leur chute (respectivement 1943 et 1945) à la montée générale de régimes autoritaires de droite en Europe dans la même période.
Il est, au regard de cette constatation, judicieux de se poser la question suivante : en quoi la période 1922-1945 signifie-t-elle à la fois l’apogée et le déclin de l’autoritarisme de droite en Europe ?

Extrait du document:

Le fascisme est donc un régime d’autant plus singulier qu’il est totalitaire, ou fait en tout cas tout pour l’être. À preuve, l’arrivée au pouvoir du fascisme italien, comme celle du nazisme, a été rendue possible par l’adhésion de populations fragilisées combinée au soutien des classes dirigeantes. Pour ce qui est de l’Italie, l’irrédentisme, nationalisme frustré issu de la « victoire mutilée » du pays aux côtés de l’Entente, a permis à Mussolini de toucher les nombreux démobilisés ; puis, par sa droitisation et son assurance de conserver la propriété privée, il a reçu le soutien des agrariens et des milieux financiers (notamment de la Confindustria), ainsi que du pouvoir, qui voyait en ses squadristi un moyen d’appliquer la contre-révolution face à l’insurrection ouvrière, puis de rétablir l’ordre en « assainissant » l’État libéral en décomposition. C’est d’ailleurs cet état de fait qui a permis à Mussolini d’arriver légalement au pouvoir, appelé le 30 octobre 1922 par le roi Victor-Emmanuel III à former un nouveau gouvernement.

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