Faut-il avoir peur des délocalisations ? Dissertation by FlorianC

Faut-il avoir peur des délocalisations ?
Dissertation qui analyse si la délocalisation, devenue un véritable débat de politique économique, représente un danger.
№ 6199 | 4,490 mots | 8 sources | 2007
Publié le juin 05, 2008 in Économie , Géographie , Histoire , Sciences Politiques
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Résumé:

Le processus de délocalisation s’intègre dans la mutation du secteur industriel à l’œuvre depuis la fin des années 60, et qui s’adapte aujourd'hui à de nouvelles conditions économiques. Il correspond en parallèle à de profonds changements dans la structure des entreprises. Il apparaît clair aujourd'hui que nul ne peut échapper aux délocalisations, à moins de couper totalement l’économie nationale du monde extérieur. Face à ce constat, il convient de ne pas avoir peur des délocalisations, sans pour autant en faire un mouvement incontrôlé et incontrôlable.

I/ Les délocalisations s’intègrent dans un processus de mutation du secteur industriel à l’œuvre depuis la fin des années 60
A/ Une baisse tendancielle de l’emploi industriel
B/ Les ressorts de la désindustrialisation

II/ La délocalisation est un élément de processus de restructuration des entreprises
A/ La réduction des coûts de production
B/ L’accès aux marchés

III/ Vers de nouveaux équilibres
A/ L’attractivité des territoires : une étude d’image
B/ La réalité chiffrée des investissement étrangers en Europe
C/ Quels indicateurs pour appréhender le phénomène ?

Extrait du document:

Sur un plan microéconomique, la délocalisation regroupe tous les arbitrages réalisés par les entreprises dans un sens défavorable à la localisation des activités et des emplois sur le territoire français. Il y a donc un lien entre délocalisation et mondialisation, la mondialisation se définissant comme étant l’augmentation des échanges internationaux de biens et de services, de mouvements de capitaux et de personnes.
La question des délocalisations a déjà été analysée en France en 1993 par le sénateur Jean Arthuis, publié au Sénat. Il a refait un rapport sur le même thème en fin d’année 2005. Il s’interrogeait en 93 sur les conséquences pour l’économie française de la place croissante des Etats du Maghreb et de la Turquie, dans les secteurs de l’habillement, du cuir et du textile. Il évoquait aussi les conséquences de la chute du mur de Berlin et de l’ouverture des pays de l’Est à l’économie de marché, mais aussi le développement industriel de la Chine et de l’Inde. Il préconisait une réaction des pouvoirs publics pour donner aux entreprises les moyens de lutter contre cette concurrence nouvelle.

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