Hoffmann, Barbier et Carré, Verne : le «héros» face à la poupée Olympia / Stilla Dissertation

Hoffmann, Barbier et Carré, Verne : le «héros» face à la poupée Olympia / Stilla
Dissertation se demandant quel est le rôle des deux «poupées» face aux héros au sein des œuvres suivantes : Le château des Carpathes, de Vernes, L'homme au sable d'Hoffmann, les contes d'Hoffmann et l'Opéra de Barbier et Carré. (pdf)
№ 24214 | 3,910 mots | 0 sources | 2010
Publié le mai 06, 2011 in Littérature
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Résumé:

Le thème de la créature artificielle à l'apparence humaine est présente dès l'antiquité dans la littérature, notamment dans l'Iliade, lorsqu'Héphaïstos réussit à créer deux femmes en or. Ce thème prend tout son essor au XIXème siècle: entre autres, Villiers de L'Isle Adam reprend ce thème avec L' Ève future, Mérimée avec La Vénus d'Ille, Gaston Leroux avec La Poupée sanglante, Jules Verne avec Le château des Carpathes et Ernst Theodor Amadeus, Hoffmann avec L'homme au sable, Princesse Bambilla ou encore Casse-noisette. Il semble important de remarquer que, dans la majorité de ces exemples, il s'agit d'êtres artificiels féminins. Ce sont eux que nous seront amené à étudier ici avec la Stilla, créature fantomatique créée grâce à un mécanisme dans Le château des Carpathes, et avec l'automate Olympia dans L'homme au sable. Dans ces deux œuvres, et dans l'Opéra de Barbier et Carré Les contes d'Hoffmann, les créatures artificielles tiennent un rôle primordial, voire décisif pour la trame de l'histoire. Face à elles, comme envoûtés, les héros masculins perdent le contrôle d'eux mêmes et finissent par sombrer dans la folie.

I. La vie mue par des mécanismes
II. Aliénation de Nathanaël
III. Stilla, objet de fascination et d'aliénation

Extrait du document:

L'être artificiel qui peut prendre toutes les caractéristiques de l'humanité engendre des doutes et des questions, il est générateur d'angoisse. C'est pourquoi c'est un thème récurrent dans la
littérature fantastique. Il constitue une tromperie en donnant l'illusion de la vie, ce qui le rend incroyablement dérangeant. Il remet en question des principes aussi essentiels que ceux de la création ou de la relation entre la vie et la mort: si les êtres artificiels tel que les automates sont capables de prendre les traits de l'être humain, alors peuvent-ils se substituer à lui?

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