« Il n'y a point de bonne poésie sans harmonie. », La Fontaine Dissertation

« Il n'y a point de bonne poésie sans harmonie. », La Fontaine
Dissertation basée sur l'affirmation « Il n'y a point de bonne poésie sans harmonie. » de La Fontaine et se demandant si l'harmonie doit être un constituant fondamental et indispensable de la poésie.
№ 27850 | 2,435 mots | 1 source | 2009 | FR
Publié le janv. 31, 2012 in Littérature
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Résumé:

Le type du vers parfait communément admis est celui du vers racinien : équilibré, rythmé, fluide, tombant toujours juste, d'aucuns le considèrent comme parfait. Un autre canon est celui du vers dont les formes, les couleurs, les sons et les évocations sont en correspondances les uns avec les autres, formant ainsi un ensemble fini, un poème ciselé, poli, où chaque élément trouve sa correspondance, et ces deux éléments avec le tout, dans un assemblage de structures et d'images équilibré qui constitue une unité parfaitement lisse et sphérique. Dans la préface des « Fables » de 1668, La Fontaine tranche : « Il n'y a point de bonne poésie sans harmonie. » Le vers racinien s'inclinerait devant le vers harmonieux, car le vers racinien est une droite régulière lancée vers l'infini, et le poème harmonieux une sphère sans aspérité, parfaitement finie, maîtrisée et close sur elle-même.

Nous analyserons en premier lieu l'expression de « bonne poésie », puis nous tenterons de concilier l'idéal de l'harmonie avec le but de la poésie ainsi dégagé.

Extrait du document:

Il apparaît toutefois que l'harmonie devrait fort bien s'y prêter. Et pour la même raison, c'est-à-dire parce que l'harmonie n'est pas présente en nous. La poésie harmonique devrait nous y amener. Si notre conscience nous semble une maladie, c'est parce qu'elle nous offre une vision et une compréhension biaisées du monde ; Tandis que le véritable, le plus pur être-au-monde est celui qui nous y fait totalement pénétré, qui nous fait correspondre avec le Tout, de sorte que rien n'en dépasse ou n'en sort, c'est-à-dire que la conscience y disparaît. C'est clairement le sens de la vie selon Nietzsche : se guérir de la maladie de la conscience, c'est oublier.

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