Ingérence humanitaire ou expédition néocoloniale Dissertation by atim

Ingérence humanitaire ou expédition néocoloniale
Dissertation qui traite de l'ingérence en prenant pour postulat de base la condamnation, par le sommet du G-77 en 1990, du « prétendu droit d'intervention humanitaire » mis en avant par les grandes puissances.
№ 2689 | 1,405 mots | 5 sources | 2008
Publié le janv. 18, 2008 in Économie , Droit , Sciences Politiques , Sociologie
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Résumé:

L'ingérence peut être politique, économique, sociale, culturelle, religieuse ou encore humanitaire. Et c'est cette dernière forme d'ingérence dont il est question dans ce devoir.
Revendiqué notamment par les ONG mais aussi par les Etats et par l'ONU, le droit d'ingérence permet, d'agir, d'avoir accès aux éventuelles victimes lorsque les droits de l'homme paraissent violés. La colonisation quant à elle, est une forme d'ingérence mondialisée.

I. Le droit d'ingérence, un impératif humanitaire distinct d'anciennes velléités coloniales

1) De l'assistance à l'ingérence humanitaire: la théorisation d'un droit, voire d'un devoir d'ingérence

2) Les mutations d'un colonialisme révolu


II. La tentation de l'expédition néocoloniale, une frontière ténue

1) La confusion des motifs: la difficile dissociation de la politique et de l'humanitaire

2) L'universalisme à l'épreuve: la tentation de l'unilatéralisme

Extrait du document:

L'assistance humanitaire est véritablement codifiée et mise en concordance avec le principe de souveraineté en 1948 dans la Déclaration universelle des Droits de l'homme. L'assistance humanitaire a pour condition le consentement de l'Etat, et il y a interdiction de recourir à la force. Mais très vite, l'on s'aperçoit que le consentement de l'Etat est une condition trop restrictive. C'est le cas de la Guerre du Biafra déclenchée en 1967 où l'intervention du Joint Church Aid se fait sans l'accord du Nigéria. Les sans-frontiéristes défendent et obtiennent une résolution 43/131 le 8 décembre 1988 sur la " reconnaissance du devoir d'assistance humanitaire et du droit à cette assistance ". Cette résolution affirme le " droit des victimes à l'assistance humanitaire et l'obligation des Etats d'y apporter leur contribution ". Bien que l'idée d'une obligation des Etats d'y apporter leur contribution implique un devoir d'ingérence, il s'agit d'une obligation non contraignante puisque la résolution est issue de l'AG et non du conseil de sécurité. Il s'agit plus d'une obligation morale, que tout Etat à de veiller à faire respecter le droit humanitaire international, d'un devoir d'assistance à personne en danger. C'est le refus de l'indifférence, c'est une obligation de vigilance.
  • Fiche de lecture d'« Un humanitaire apolitique ? Démarcations, socialisations au politique et espaces de la réalisation de soi » de J. Siméant portant sur les rapports qu'entretiennent action et volontaires humanitaires avec la et les politiques.
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  • Fiche de lecture de l'ouvrage « Droits d'ingérence », de Philippe Moreau Defarges se demandant si l'institutionnalisation du droit d'ingérence permet de maintenir une ambiance de paix entre les pays.
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