« Jacques le fataliste et son maître » Diderot Dissertation

« Jacques le fataliste et son maître » Diderot
Dissertation se demandant en quoi l'œuvre « Jacques le fataliste et son maître » de Diderot se présente comme une rhapsodie du siècle des Lumières.
№ 26137 | 4,130 mots | 0 sources | 2010 | FR
Publié le août 29, 2011 in Littérature , Philosophie
11,95 $US Acheter et télécharger immédiatement ce document



Résumé:

Jacques le fataliste et son maître de Diderot est publié la même année que le Supplément au voyage de Bougainville, en 1796. Deux personnages, un valet et son maître, chevauchent plus ou moins paisiblement sur des routes, vers une destination qui restera inconnue, s'arrêtent dans des auberges, devisent à bâtons rompus : questions philosophiques, souvenirs intimes, anecdotes, multiples digressions... Au fil de leur voyage, d'autres individus de rencontre y vont aussi de leurs récits. Par-dessus tout, un narrateur souverain ne cesse d'intervenir. Œuvre doublement révélatrice : réflexion sur l'écriture romanesque (interrogation sur la nature et la fonction du roman, rupture des codes et convention des romans traditionnels, remise en cause des notions de vraisemblance et de vérité romanesque, esthétique du « mélange ») et réflexion sociale et philosophique (à partir du thème des amours de Jacques, Diderot peint la société du XVIIIe siècle, s'interroge sur la notion de déterminisme, propose une réflexion sur la notion d'autorité et refuse finalement tout dogmatisme dans tous les domaines : politique, social ou moral.

Extrait du document:

Diderot refuse également de créer une illusion romanesque ce qui vient encore en contradiction avec le genre du roman. Le dialogue que le narrateur instaure avec le lecteur fictif rompt l'illusion romanesque dans laquelle le lecteur pourrait s'y retrouver et prendre ses aises. Le narrateur interrompt parfois son récit et refusant de le poursuivre de peur d'écrire du pur roman d'amour ou d'aventure. Diderot s'amuse avec le lecteur suscitant chez lui la frustration.

Commentaires