« Je est un autre », Rimbaud Dissertation

« Je est un autre », Rimbaud
Dissertation se demandant comment Saint-Augustin dans "Les Confessions", Michel Leiris dans "L'Âge d'homme" et Alfred de Musset dans "Lorenzaccio" rendent compte de l'altérité « Je est un autre », de Rimbaud.
№ 25812 | 2,710 mots | 3 sources | 2011 | FR
Publié le août 07, 2011 in Littérature , Philosophie
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Résumé:

Par la formule « Je est un autre », Arthur Rimbaud résume la contradiction qui habite tout créateur inspiré. Mais l'idée selon laquelle l'altérité est constitutive de l'identité semble pouvoir s'appliquer à tout sujet humain, exposé continuellement à la différence et au devenir. Saint Augustin, Alfred de Musset comme Michel Leiris en rendent compte dans leurs ouvrages respectifs. Cette altérité fait cependant courir le risque de l'aliénation. Mais, une fois ce danger circonscrit, l'altérité qui définit le « je » révèle au sujet toute sa richesse, sa complexité et ses potentialités créatrices.

I. « Je » n'est pas identique à lui-même
II. L'altérité aliénante
III. L'altérité fondatrice

Extrait du document:

Par ailleurs, le « je », pris dans un devenir temporel, change, subit des modifications, des transformations, voire des conversions. Augustin se « tourne vers » autre chose, comme l'indique le terme même de conversio. La transformation est tellement radicale qu'il n'est plus le même que l'adolescent débauché de Carthage qui « aimait à aimer » (Les Confessions, III, 1) et qu'il doit se chercher désormais tel qu'il est au présent et non tel qu'il fut.

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