L'adultère de la femme Dissertation

L'adultère de la femme
Dissertation sur l'adultère de la femme en tant que mère et épouse et ses conséquences sur la filiation.
№ 24115 | 2,965 mots | 0 sources | 2011 | FR
Publié le mai 03, 2011 in Droit
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Résumé:

Dans les civilisations des temps passés, et il en va encore ainsi dans certains pays d'Islam, la réaction, pénale au premier chef, est particulièrement rigoureuse: l'épouse qui a ainsi méconnu « la loi de Moise », ou la patria protestas, ou le devoir de ne donner au mari que des héritiers de son sang, ou son statut social de soumission exclusive, est punissable de mort. L'Ancien Droit pratique la réclusion perpétuelle, avec de larges exceptions lorsque la femme infidèle ou le séducteur sont d'un rang social élevé. Quant au Code pénal de 1810, il prévoyait, en des dispositions maintenues théoriquement en vigueur jusqu'en 1975, l'emprisonnement correctionnel de l'épouse, et excusait le mari s'il l'avait tuée à l' instant où il l'avait surprise en flagrant délit dans la maison conjugale. Nulle excuse de cette sorte, en revanche, dans le cas inverse de la femme surprenant le mari, et aucune poursuite pénale à son endroit s'il avait commis l'adultère hors du foyer.

1. L'adultère de l'épouse
2. L'adultère de la mère

Extrait du document:

« Point d'adultère sans intention d'adultère ». Ainsi pourrait en l'espèce se résumer la formule générale de l'article 242 du Code civil. A côté de situations pouvant concerner l'homme autant que la femme, telle celle du conjoint croyant de bonne foi son mariage dissous, ou absorbant involontairement un aphrodisiaque violent et frauduleusement administré par un tiers aux intentions précises, l'exigence expresse d'imputabilité permet incontestablement d'écarter l'adultère lorsque la femme mariée a dû subir un rapport sexuel qu'elle refusait et auquel elle n'était pas en état de résister. On songe, en premier lieu, au viol.

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