L'agriculture dans la France napoléonienne Dissertation by jfk06

L'agriculture dans la France napoléonienne
Dissertation sur le thème de l'agriculture sous Napoléon qui met l'accent sur le rôle de la "république paysanne", au travers des acquis de la Révolution et de la naissance d’un capitalisme agraire.
№ 7720 | 5,615 mots | 6 sources | 2006
Publié le août 17, 2008 in Histoire
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Résumé:

Du paysan asservi sous l’ancien régime, écrasé par les taxes comme la taille, la gabelle ou la dîme, enfermé dans le monopole des terres, détenu par les aristocrates et le clergé ; mais engagé dans des évolutions techniques et économiques qui ont germé dans le siècle des lumières où l’agronomie trouva un écho favorable, au paysan « libéré » par la révolution, avec l’abolition des privilèges et droits féodaux, mais freiné dans son évolution par les bouleversements qu’a entraîné la révolution dans le monde rural et l’instabilité politique qu’elle a engendré, le paysan dans la France napoléonienne trouvera une nouvelle identité après 10 ans de tourmente révolutionnaire.

I – Une « république paysanne » dans la France napoléonienne ?
A – Consolidation des acquis de la révolution
B – naissance d’un capitalisme agraire

II – Diversité et contradiction paysanne sous l’Empire
A – Structuration administrative et tentative d’uniformisation dans une diversité paysanne
B – Lents progrès techniques, face aux barrières de la tradition

III – Amélioration du niveau de vie, mais peurs paysannes dans une France napoléonienne sous tension
A – Evolution économique dans les campagnes, dans un régime napoléonien fort de 1799 à 1810
B – Disette, brigandage, guerre et conscription, des ruraux mécontents, dans un régime en perdition de 1811 à 1815

Extrait du document:

Napoléon revient d’Egypte en octobre 1799, avec la ferme volonté de prendre un rôle décisif dans la politique française. Il est entouré d’une certaine aura, après cette campagne égyptienne et à ses précédentes victoires en Italie contre l’Autriche, qui ont peu à peu pénétré l’imaginaire populaire. Il sait dès lors qu’il doit profiter de cet état de grâce pour rallier à lui une majorité, celle qui constitue à 85% la France : les ruraux. Car si la révolution a été une révolution bourgeoise, pour certains historiens, il y a eu en parallèle « l’explosion d’une révolution paysanne largement autonome ». Lorsque Napoléon prend le pouvoir par le coup d’état du 18 brumaire an VII, la terre reste le fondement de la société, et il confirme dès 1801 devant le conseil d’état, l’importance qu’il accorde aux gros paysans : « que m’importe l’opinion des salons et des caillettes, je ne l’écoute pas. Je n’en connais qu’une, c’est celle des gros paysans ; tout le reste n’est rien ».

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