L'analyse straussienne de la crise de la modernité Dissertation

L'analyse straussienne de la crise de la modernité
Dissertation se demandant si l'analyse que Léo Strauss porte sur la crise de la modernité modernité, n'est pas le fruit d'un contexte historique.
№ 24234 | 2,445 mots | 0 sources | 2007
Publié le mai 07, 2011 in Histoire , Philosophie , Sciences Politiques
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Résumé:

Dans « Les trois vagues de la modernité » (1951), Léo Strauss analyse la crise de la modernité. Tout de suite, le terme de modernité pose problème. Il fait partie de ces termes utilisés constamment, mais rarement définis. S'il existe une modernité de Léo Strauss, il en existe aussi une de Jean Baechler dans Le Capitalisme, dans le domaine des sciences sociales. Pour lui, la modernité est caractérisée par cinq éléments : l'essor du capitalisme, la démocratie, l'essor des sciences et techniques, la sécularisation et le processus d'individualisation. Baechler fait remonter la naissance de la modernité au XVe siècle, tout comme Léo Strauss. Pourtant, dans un cas comme dans l'autre, les conceptions sont différentes. Pour Léo Strauss, la modernité est l'émergence d'une nouvelle forme de pensée, initiée par Machiavel et renouvelée par Rousseau et Nietzsche. Dès le début de son argumentation, Léo Strauss s'appuie, pour concevoir la crise de la philosophie politique, sur un des termes les plus vagues de l'histoire de la pensée. Pourtant, son point de départ est aisément compréhensible, de nombreux commentateurs contemporains évoquent la post-modernité qui aurait pris le pas sur la modernité. La modernité serait entrée en crise.

Nous sommes certes entrés dans une crise du jugement, selon Léo Strauss, mais ne serait-il pas possible d'évaluer sa pensée ? Quelles sont les limites de sa réflexion ? Ces dernières ne sont-elles pas aussi un procédé pour imposer sa lecture de la crise de la modernité ?

Extrait du document:

Dans sa critique de la modernité, Léo Strauss dégage trois vagues. Elles sont le fruit d'une sélection arbitraire. D'autres choix sont possibles, mais il était impossible de faire intervenir tous les penseurs de l'histoire de la philosophie politique. Pour lui, la modernité signifie crise du jugement, qui empêche un bon vouloir. La philosophie politique moderne aurait échoué dans sa recherche de la « connaissance authentique ».

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