L'apprentissage politique des représentants des classes populaires Dissertation by sassou

L'apprentissage politique des représentants des classes populaires
Dissertation expliquant comment les représentants des classes populaires ont réussi à investir le champ politique dès la fin du XIXème siècle.
№ 23687 | 2,870 mots | 9 sources | 2011
Publié le avr. 12, 2011 in Histoire , Sciences Politiques
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Résumé:

« La création d'un parti ouvrier en 1879-1880 peut s'analyser pour une part comme la tentative faite par des élites ouvrières pour établir à leur profit le monopole de la représentation politique légitime des ouvriers ». La notion de « classes populaires » s'est développée chez les auteurs intéressés par la question sociale, et a ainsi remplacé les termes de "classes inférieures" ou "basses classes" utilisés au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe. Elle signifiait au départ une opposition aux classes supérieures (les élites) et aux classes moyennes. T. Amossé et O. Chardon englobent malgré tout dans « classe populaire » les employés et les ouvriers, bien qu'ils distinguent au sein de cette classe les travailleurs non qualifiés, des qualifiés.

1. La municipalité comme voie royale d'entrée des classes populaires dans le champ politique ?
2. La politisation de l'espace local par les représentants des classes populaires
3. L'apprentissage politique au sein même des partis représentant les « classes populaires »

Extrait du document:

Le syndicat est très souvent le début du chemin politique pour les ouvriers industriels et les employés. Ils sont d'abord des militants syndicaux avant de devenir des militants politiques. « C'est par l'activité syndicale qu'ils se sont préparés à l'activité politique ». En effet, M. Dogan avance l'idée qu'un ouvrier ne peut en aucun cas avancer en politique tant qu'il n'est pas connu par ses pairs pour ses activités syndicales : il a besoin de soutien pour briguer des mandats. Selon lui, « la formation et la promotion syndicales » peuvent même représenter pour les ouvriers une alternative à l'ascension politique (municipale, cantonale puis départementale) habituellement indispensable « avant de briguer un mandat parlementaire ».

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