L'artiste réaliste selon Barthes Dissertation

L'artiste réaliste selon Barthes
Dissertation partant d'une citation de Barthes portant sur le réalisme dans le travail de l'auteur.
№ 25064 | 1,725 mots | 0 sources | 2011
Publié le juin 27, 2011 in Littérature , Philosophie , Arts
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Résumé:

Sujet : « L'artiste réaliste ne place nullement la réalité à l'origine de son discours, mais seulement et toujours, si loin qu'on puisse remonter, un réel déjà écrit, un code prospectif, le long duquel on ne saisit jamais, à perte de vue, qu'une enfilade de copies » (Roland Barthes, S/Z, 1970, p.173)

Dès les années 1960, la théorie littéraire remet en cause la mimésis, et insiste sur l'autonomie du langage face à la réalité, au référent. Celui-ci ne serait qu'une illusion, qui fait obstacle à la compréhension de la littérature par elle-même. Apparaît donc un refus total de lier réalité et littérature. Le propos de Barthes suggère bien ce dogme de l'autoréférentialité de la littérature que clame entre autre Sollers. La littérature doit être lue pour elle-même uniquement, et non pour la réalité. Celle-ci ne peut être, alors, à l' « origine » du discours réaliste. D'ailleurs, ce terme de « discours » utilisé par Barthes, définit bien le réalisme considéré par la théorie littéraire comme un discours ayant ses propres règles et conventions.

1. Le réalisme apparaît comme un ensemble de conventions textuelles, excluant la réalité et déniant la référentialité ; comme une illusion créée par l'intertextualité
2. Mais la mimésis n'est pas qu'une copie à l'identique. Elle est aussi une reconnaissance, et la littérature parle de littérature mais aussi du monde
3. Le travail de l' "artiste réaliste" n'est pas seulement voué à la représentation formelle, mais s'ouvre à l'invention à partir de la réalité, en mêlant réel et imaginaire

Extrait du document:

Le texte littéraire est avant tout autoréférentiel et autotélique. L'arbitraire du signe, selon Saussure, implique une relative autonomie de la langue face à la réalité, et donc une signification qui n'est plus référentielle, mais différentielle. La relation entre signes apparaît comme primordiale, et suggère que le langage ne peut copier le réel. Ainsi, le référent n'existe pas hors du langage, mais est produit par la signification et dépend de l'interprétation. D'où l'importance des signes. La formalité rhétorique du discours est supérieure à sa force référentielle. Le monde est toujours déjà interprété, car la relation linguistique s'effectue entre les représentations, et non entre le texte et le monde.
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