L'autonomie des universités témoigne-t-elle d'une évolution de la place et du rôle de l'État ? Dissertation

L'autonomie des universités témoigne-t-elle d'une évolution de la place et du rôle de l'État ?
Dissertation s'interrogeant sur les rapports entre l'État et les universités.
№ 21371 | 2,135 mots | 0 sources | 2010 | FR
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Résumé:

Dans la mesure où la force d'un grand pays moderne dépend largement de se recherche et de ses universités, en France l'État ne pouvait laisser le système universitaires s'engluer dans des difficultés croissantes et souffrir toujours plus des comparaisons internationales. C'est donc dans un contexte assez tendu qu'a été adoptée, en 2007, la loi Pécresse « relative aux libertés et aux responsabilités des universités ». Tous les observateurs avertis de la société française savaient qu'une telle loi ne manquerait pas de provoquer le mécontentement d'une grande partie des étudiants et des universitaires. Cependant, si la réaction d'hostilité a dépassé les prévisions, c'est sans doute parce que la loi touchait à une réalité historique et à un symbole: la place centrale de l'État dans la gouvernance de l'Université. Là ou l'intitulé de la loi LRU laissait seulement espérer la libération des initiatives, les opposants parlaient, eux, de « désengagement de l'État » ou de « privatisation des universités », formules qui traduisent une peur ambiante et profonde.

1-L'autonomie des universités n'implique pas nécessairement une évolution majeure de la place et du rôle de l'État
2-Cette même autonomie témoigne de ce qu'on appelle « la modernisation de l'État' et donc d'une évolution sensible du « modèle français »

Extrait du document:

Dans le même ordre d'idées, l'autonomie des universités n'empêche nullement l'État français de garantir le caractère national des diplômes universitaires, de fixer les droits d'inscription, de maintenir le contrôle de légalité et, plus encore, d'afficher son souci d'assurer l'égalité des chances; valeur républicaine, s'il en est, et dont les promoteurs de la loi LRU ont rappelé fortement qu'elle n'était plus respectée depuis longtemps dans l'enseignement supérieur.

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