L'enfance dans l'autobiographie Dissertation

L'enfance dans l'autobiographie
Dissertation qui analyse quelle place certains autobiographes réservent à leur enfance.
№ 4016 | 1,850 mots | 0 sources | 2007
Publié le mars 01, 2008 in Littérature , Philosophie
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Résumé:

Au total, l'enfance, même si certains autobigraphes la passent sous silence, occupe une place de choix dans l'autobiographie. Elle est fascinante parce qu'elle porte en elle et les joies les plus intenses et les blessures les plus douloureuses, et qu'elle est la période où se vivent les expériences qui vont construire la personnalité de l'adulte. Au point que Nathalie Sarraute, par exemple, arrête son récit autobiographique quand s'achève cette période mystérieuse.
Après l'enfance, sa conscience d'adulte, faisant corps désormais avec son être, ne saurait sans doute plus se démarquer ni faire « surgir quelques moments, quelques mouvements qui [lui] semblent encore intacts » hors de « cette couche protectrice qui les conserve, de ces épaisseurs balnchâtres, molles, ouatées qui se défont, qui disparaîssent avec l'enfance » (« Enfance »). Ce livre lui a permis, enfin, d'adhérer à la vie.

1. L'autobiographe juge le récit de l'enfance sans intérêt ou hors de propos

2. L'enfance, une sorte d'âge d'or

3. L'enfance est une période de construction de l'homme

4. L'autobiographe devient son propre analyste, à l'image du patient qui raconte son enfance pour se guérir

Extrait du document:

Le récit d'enfance, c'est l'occasion pour l'autobiographe de faire revivre les êtres qui ont marqué positivement ou négativement son enfance. Nathalie Sarraute, dans « Enfance », retrouve avec nostalgie le bonheur, la douceur des heures passées en compagnie de celle qu'elle appelait « grand-mère », la mère de Véra, sa belle-mère. Elle évoque aussi sa relation complice avec son père, un amour qui ne se disait pas, mais se sentait, un amour au-delà des mots. En revanche, elle ne ménage pas sa mère dont elle donne l'image d'une femme égoïste qui n'a pas su comprendre et aimer la petite fille qu'elle était. Charles Juliet, pour sa part, a écrit « Lambeaux » pour célébrer ses deux mères : « l'esseulée et la vaillante, l'étouffée et la valeureuse, la jetée-dans-la-fosse et la toute-donnée » : sa mère biologique dont il fut séparé nouveau-né et qui mourut dans des conditions atroces, et sa mère adoptive, une paysanne qui l'a élevé avec amour.
L'enfance est ainsi le moment des événements fondateurs de la personnalité. Parler de son enfance marque le besoin de saisir et de structurer son identité profonde, toutes des impressions fortes, ces évènements dont le ralentissement est encore sensible dans l'adulte et souvent permanent. Les rechercher et en comprendre l'importance en les racontant permet de mieux « expliquer » qu'on est devenu.

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