L'évaluation morale des personnages dans les romans d'André Gide Dissertation by estelp

L'évaluation morale des personnages dans les romans d'André Gide
Dissertation de littérature qui analyse si les personnages d'andré Gide ont tendance à «suivre [leur] pente, pourvu que ce soit en montant».
№ 6390 | 3,875 mots | 0 sources | 2008
Publié le juin 16, 2008 in Littérature , Philosophie
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Résumé:

Pour André Gide, une œuvre doit « couler selon sa pente, tantôt rapide et tantôt lente, en des lacis que je me refuse à prévoir ».
Ce terme de « pente » revient à de nombreuses reprises dans Les Faux Monnayeurs et dans "Les Caves du Vatican", évoquant une tendance naturelle, un mouvement naturel. L’expression « suivre sa pente » est même a priori connotée négativement puisque quelqu’un qui « suivrait sa pente » aurait tendance à se laisser aller à un défaut, une propension facile.
Gide fait dire à Edouard, un des personnages principaux des "Faux-Monnayeurs" : « Il est bon de suivre sa pente, pourvu que ce soit en montant ». Dans quelles mesures ce principe peut-il s’appliquer aux personnages des Faux Monnayeurs et des Caves du Vatican et est-il possible qu’il puisse constituer un critère d’évaluation morale des personnages ?
Pour répondre à cette question, trois points seront développés. Le premier tendra à prouver que nos romans sont plutôt tournés vers l’immobilisme et ainsi que les parcours de nos personnages ne forment pas vraiment de pente. Le second point s’attardera sur ce qui pourrait permettre aux personnages de « suivre leur pente » ou non. Enfin, le dernier abordera la question des personnages complexes. Ceux-ci sont-ils plus à même de suivre leur pente en montant ? En deviennent-ils plus moraux pour autant ?

Extrait du document:

Le narrateur renforce lui-même cette impression que les personnages n’ont pas de prise sur leur destin, qu’ils sont agis par les événements sans vraiment réfléchir à leurs conséquences, comme Bernard le démontre en volant la valise d’Edouard puis en se rendant chez Laura. Pour cela, il prend de la distance par rapport aux personnages, aborde par exemple ce qu'ils pourraient devenir en donnant des pistes « Nous avons déjà vu Bernard changer ; des passions peuvent le modifier plus encore ». Le hasard peut ainsi permettre aux personnages de suivre leur pente mais il n’est pas garant de l’élévation des personnages. Le hasard justement peut faire glisser les personnages, les faire dégringoler jusqu’au bas de la pente, comme il sera fait pour Protos.

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