L'homme, la guerre et la liberté Dissertation by Prescillia

L'homme, la guerre et la liberté
Dissertation, basée sur une citation de Claudel, et s'appuyant sur trois œuvres : «L'Adieu aux armes», de Hemingway, «Le grand troupeau» de Giono, et «Orages d'acier» de Jünger afin de comprendre comment la liberté est possible face à l'âpreté des combats
№ 24080 | 2,515 mots | 3 sources | 2011
Publié le mai 01, 2011 in Histoire , Littérature
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Résumé:

Le Feu, d'Henri Barbusse, est peut-être le meilleur roman de guerre publié jusqu'alors. S'ensuit alors un nombre considérable d'ouvrages sur la Première Guerre Mondiale s'efforçant de s'approcher au plus près de la terrible réalité des tranchées. Ainsi sont nés les " écrivains-combattants ". Dans cette perspective, nous étudierons l'Adieu aux armes d'Ernest Hemingway, Le grand troupeau de Jean Giono, et Orages d'acier d'Ernst Jünger suivant une démarche comparative. D'ailleurs, André Gide écrit: " Le livre d'Ernst Jünger, Orages d'acier, est incontestablement le plus beau livre de guerre que j'aie lu ". Ces œuvres sont publiées bien après les combats afin de reconstituer les mémoires et les enjeux de cette guerre. Paul Claudel a d'ailleurs écrit à propos de l'expérience de l'homme dans la guerre: " L'homme est libre dans un monde qui ne l'est pas ". Cette antithèse soulève un problème majeur.
D'une part, l'homme apparaît comme un être libre responsable de ses choix et de ses engagements. D'autre part, force est de constater la terrible aliénation de l'homme à la guerre. Enfin, la littérature n'a-t-elle pas un rôle à jouer dans cette quête de liberté?

Extrait du document:

De plus, cette volonté de liberté s'exprime à travers les nombreuses images dont se servent les narrateurs des différentes œuvres. Le thème du jeu de la guerre est en effet récurrent. Dans un premier temps, la guerre est envisagée comme un vaste théâtre: les casques sont " grotesquement théâtraux " pour Frédéric Henry, et " ce n'était plus la guerre, c'était un spectacle du fond des âges " chez Jünger. Ce thème théâtral suggère la superficialité de la guerre, le rôle du " faire semblant ", du paraître. Dans cette perspective, les soldats ne veulent pas devenir de simples acteurs à qui l'on dicte le script.

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