L'humanité a-t-elle une puissance créatrice ? Dissertation by aurelien

L'humanité a-t-elle une puissance créatrice ?
Dissertation de philosophie portant sur la création et ses rapports au sujet humain. A quelle niveau peut-on penser ces liens ? L'être ? L'avoir ? Etudes des modalités de la création et de ses conséquences et implication.
№ 738 | 4,200 mots | 0 sources | 2007
Publié le juil. 15, 2007 in Philosophie
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Résumé:

Cette dissertation se propose d'éclaircir les modalités créatrices humaines. Elle s'articule, pour répondre à la question du sujet, autour de trois axes, retraçant une extension de la conception de la création chez l'homme.
- La puissance créatrice de l'homme : modalité, implications. L'homme la possède-t-il ?
- L'homme est une puissance créatrice : renversement du problème, en le basculant du côté ontologique, intrinsèque de l'humanité. Pourquoi créer ? Etude du processus de la création comme consubstantiel au sujet humain.
- Liens entre création et décréation, modalités de la desctruction. Ici est étudiéee l'imbrication entre la puissance de créer et son envers, ce lui de défaire.

Extrait du document:

Si l'ipséité de l'humanité même passe par la reconnaissance de ses propres traces , de ses instaurations, dans des flux divers du monde, c'est que ses empreintes apposées dans celui-ci relèvent plus du bouleversement et du "refaçonnement" que d'une vénielle et simple traversée ou que d'un trajet plane et linéaire. La réalité (dans toutes ses strates) se présente à l'humanité comme matériaux premier, condition irrévocable et indispensable de la pensée même de l'habiter. Un monde infaçonnable ne serait pour l'humanité que le triste et stagnant synonyme d'un marasme arrêté, d'un univers de limbes pour un humanité désœuvrée, bref, d'une mort ( la mort n'est pas un renversement brutal ). Car elle ne supporte pas le monde, ne s'y porte et ne s'y supporte que le prenant et se prenant comme matière même pour une instauration de l'être. Prise à parti absolue. L'humanité ne se voit que créant, ne se veut et ne se peut que tel, matrice dans une matrice, allant jusqu'à s'en prendre à la sphère même où elle repose, rêvant de se surélever au-dessus d'elle même, absolument, dans un déchirure total, créant suprêmement. Se demander ainsi si l'humanité a une puissance créatrice peut au premier abord relever de la tautologie la plus innocente, du truisme le plus flagrant, bref, de l'évidence. Mais elle nous convie en réalité à nous pencher sur la relation que nous entretenons avec la création, que nous inventons, et sur la nature même de la puissance créatrice ici évoquée ( invoquée ? ) ainsi que sur son statut, son essence et ses déclinaisons.

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