L'ipséité du soi Dissertation by vivi75

L'ipséité du soi
Dissertation se demandant si l'ipséité du soi présuppose la référence à une « substance » déterminée a priori ou si elle implique, au contraire, une forme de permanence dans le temps qui ne soit pas réductible à la détermination d'un substrat.
№ 25385 | 4,175 mots | 0 sources | 2011 | FR
Publié le juil. 22, 2011 in Philosophie
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Résumé:

L'ipséité du soi, entendu au sens philosophique du terme, peut se définir comme la faculté, pour « moi », de me représenter moi-même, comme une unité, indépendamment des différents changements qui m'affectent, par exemple l'évolution de mon caractère au cours de ma croissance intellectuelle. Ce moi distinct ontologiquement de ses états de manifestation - distinction nécessaire pour justifier ma permanence dans le temps ou pour valider cette intuition - ne me permets pas, par expérience, d'en induire une quelconque connaissance, puisqu'effectivement je n'en perçois que des accidents. Tandis que la « dimension transcendantale de l'expérience » semble me permettre d'affirmer l'existence d'un « moi », car du prédicat est logiquement déductible l'existence d'un sujet, de l'accident une substance, elle n'est en aucun cas un moyen d'établir une quelconque connaissance à son propos, faute d'accéder à l'être lui-même.

1. Comment est-ce que l'ipséité du soi se justifie lorsque l'on accorde au sujet une réalité substantielle, au sens classique du terme ?
2. Quelles sont les limites d'une telle conception du sujet ?
3. Par suite, comment pouvons-nous l'appréhender sans contrarier notre pouvoir de nous représenter nous-mêmes, ce sentiment de demeurer le même, d'avoir une identité stable ?

Extrait du document:

Lorsque je perçois un objet, je le perçois uniquement dans sa dimension sensible. Ainsi cet arbre m'apparaît-il marron et vert, il y émane telle odeur, etc. Mais de la même manière qu'en grammaire l'adjectif se rapporte nécessairement à un nom (« grand » n'a de réalité qu'à condition de concerner le sujet « Pierre » dans la proposition « Pierre est grand. »), il est logiquement nécessaire que les qualités d'être marron, d'être vert, se rapportent à un être. Cet être, support donc de ces qualités que nous pouvons nommer « accidents », est le sujet de ses prédicats : nous le nommerons « substance ». L'arbre est vert, et l'arbre n'est pas cette qualité contingente d'être vert, il est son support. De là, nous ne devons pas nous étonner que certains penseurs tels que Platon aient offert à la « substance » (en fait, il parle plutôt d' « Idée ») la qualité d'être universelle et ainsi de ne pas résider dans la chose même.

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