La beauté unit-elle ou divise-t-elle les hommes ? Dissertation by anne0c

La beauté unit-elle ou divise-t-elle les hommes ?
Dissertation se demandant si, afin d'unir les hommes, il est nécessaire et souhaitable de s'en remettre à la décision de grands critiques d'art, donc suivre des conventions, pour aboutir à une définition de la beauté.
№ 22416 | 1,775 mots | 0 sources | 2011 | FR
Publié le janv. 31, 2011 in Philosophie
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Résumé:

Selon Kant, est beau « ce qui plait universellement sans concept ». Par là, il entendait que tous les hommes avaient la capacité de reconnaître la beauté, et pouvaient donc se rassembler autour de l'Idée de beauté. Effectivement, une telle perspective parait envisageable : tous les hommes sont constitués de la même manière, et font l'expérience de la beauté à travers la nature par exemple, à tel point que certains paysages sont presque devenus des « clichés » de beauté, comme un coucher de soleil sur la mer. Toutefois, la beauté est indéniablement liée aux sensations ressenties par chaque individu ; elle comprend donc une part de subjectivité. Le caractère ambivalent de la beauté révèle son paradoxe : elle consiste en « une unicité (en tant qu'idée universelle) qui suppose d'autres unicités (les sensations individuelles) », comme l'indique François Cheng (dans Cinq Méditations sur la Beauté). Pour être reconnue, la beauté la beauté supposerait donc une convergence des sentiments humains sur des valeurs communes de beauté (courage, ordre ou encore solidarité) et abandonnerait le « reste » à la subjectivité, une source de divisions apparente. Ceci pose un problème : cette convergence a bien du être établie d'après des expériences subjectives premières.

1- La beauté d'abord comme indéniable facteur de désaccord entre les hommes
2- La beauté possède un pouvoir unificateur
3- L'union dans la beauté est finalement permise par la division

Extrait du document:

Effectivement, il parait difficile que chaque homme puisse avoir une Idée complète de la beauté. Comme le montre l'exemple de Hume, dans ses Essais Esthétiques, l'homme ne pourra jamais connaitre tout ce qui définit la beauté. En faisant goûter du vin à deux spécialistes, on s'attend à ce que tous deux adoptent le même point de vue. Seulement, là où l'un sent un goût de cuir, l'autre sent un goût de métal. Il serait aisé d'en déduire une « beauté relative ». Seulement, Hume nous apprend qu'une fois le tonneau vidé, une clé avec une lanière de cuir y fut retrouvée.

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