La colonisation française Dissertation by Helppy

La colonisation française
Dissertation qui analyse les justifications de la colonisation et des oppositions rencontrées au niveau économique, social et politique avec références à Mérignac, Jules Ferry, Rudyard Kipling et Georges Clémenceau.
№ 11157 | 940 mots | 0 sources | 2006
Publié le mai 24, 2009 in Histoire , Sciences Politiques
5,95 $US Acheter et télécharger immédiatement ce document



Résumé:

Selon Mérignac dans son ouvrage ‘'Précis de législation et d'économie coloniale'' parut en 1882'', ‘'coloniser, c'est se mettre en rapport avec des pays neufs pour profiter des ressources de toute nature de ces pays, les mettre en valeur dans l'intérêt national et en même temps apporter aux peuplades primitives qui en sont privées les avantages de la culture de la civilisation supérieure.''
La colonisation européenne débute au XVIème siècle et connaît une spectaculaire expansion an Asie et Afrique de 1880 jusqu'en 1914, année marquée par l'éclatement de la première guerre mondiale. Dès lors, la France se place comme deuxième puissance coloniale derrière le Royaume-Unis.

Extrait du document:

D'après Jules Ferry, dans son discours prononcé à la chambre des députés le 28 juillet 1885, soit quatre mois après la chute de son gouvernement provoqué par la conquête du Tonkin, la colonisation prend tout d'abord sa justification au niveau économique.
En effet, ‘'une colonie c'est d'abord un débouché'' (Jules Ferry). Elle est un lieu d'émigration, un ‘'asile'' qui propose à l'excédent de population croissant en métropole un travail qui crée des richesses. La colonisation concerne donc les pays qui ont un ‘'excédent de produits'', c'est-à-dire tout ceux qui sont susceptibles de satisfaire les besoins de la métropole en matières premières (riz, coton, thé, cacao, fruits exotiques, caoutchouc et vignes). L'exploitation et l'exportation de ces matières premières sont réalisées par des sociétés françaises et participent au développement de l'agriculture et des transports maritimes transatlantiques. La colonisation concerne également ‘'les pays pauvres'' où la main d'œuvre est abondante et bon marché.
Enfin les colonies permettent un placement de capitaux des plus avantageux puisque générateurs de richesses. Cependant, Georges Clémenceau, alors président du conseil s'oppose à cette vision bénéfique de la colonisation. Il intervient dans la chambre des députés cinq jours après l'élocution de Jules Ferry et dénonce le manque à gagner des colonies françaises qui ont coûté près d'un demi-milliard de francs au contribuable au détriment de ce dernier, accroissant par la même occasion le déficit budgétaire de la France.

Commentaires