La confession autobiographique Dissertation by adrien5

La confession autobiographique
Dissertation de littérature qui tente de répondre à la question suivante : la confession autobiographique est-elle toujours un mensonge délibéré ?
№ 3078 | 1,740 mots | 0 sources | 2007 | FR
Publié le févr. 04, 2008 in Littérature
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Résumé:

L’autobiographie comme l’autoportrait supposent généralement un «pacte» selon le terme désormais consacré du critique Philippe Lejeune –explicite ou tacite- par lequel l’auteur s’engage à rechercher, en toute sincérité, la vérité sur soi et sur son passé.
La vérité sur soi est-elle à ce point inaccessible au langage ?
Cette étude examine divers écrits autobiographiques permettant de réfléchir sur la dimension mystificatrice de ce genre littéraire, avant de dégager les bénéfices secondaires de la confession, puis de confronter l’autobiographie à ce «mentir-vrai» dont Louis Aragon fit le titre d’un roman.

I. La confession autobiographique est-elle une mystification ?

1) La mémoire sélective ou défaillante
2) Les difficultés de l’introspection
3) Complaisance et mauvaise foi

II. Les bénéfices secondaires de la confession

1) Une autojustification en quête d’absolution
2) Le sens d’une vie transformée en destin
3) Le plaisir de l’exhibition

III. Le mentir-vrai de l’autobiographie

1) La fiction de soi, instrument d’une construction identitaire
2) Un miroir tendu au lecteur

Extrait du document:

«Connais-toi toi-même» : en faisant sienne l’injonction antique du temple de Delphes, tout autobiographe en manifeste aussi les difficultés. En effet, l’analyse rétrospective permet de mettre au jour certaines motivations paradoxales, parfois inconscientes au moment de l’acte, comme le fait Rousseau dans l’épisode du ruban volé.
Pourtant, la plus grande lucidité n’empêche pas que certaines complexités du moi restent insondables, ou incompréhensibles par le sujet lui-même. C’est ce qui faisait dire à Stendhal, dans Souvenirs d’égotisme : «on peut connaître tout excepté soi-même», niant ainsi le fameux précepte grec.
Et dans le dialogue comment c’était là-bas ?comme là-bas tout fluctue, se transforme, s’échappe. Tu avances à tâtons, toujours cherchant, te tendant… vers quoi ? Qu’est-ce c’est ? Ça ne ressemble à rien…

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