La connaissance de soi est-elle sincère ? Dissertation

La connaissance de soi est-elle sincère ?
Dissertation qui se demande si la sincérité est une condition absolument nécessaire et centrale pour qui entreprend de se connaître.
№ 25885 | 2,850 mots | 0 sources | 2011 | FR
Publié le août 09, 2011 in Philosophie
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Résumé:

Dès lors que le moi ne s'offre pas dans une totale et parfaite transparence, la « sincérité » se présente comme une catégorie requise par toute entreprise de restitution de soi. Montaigne, Rousseau, Stendhal ont tous, lorsqu'il s'est agi de parler d'eux, professé un acte de foi sincère. De même pour Augustin et Leiris. Musset, par le truchement du théâtre, nous découvre aussi l'entièreté de son personnage Lorenzaccio.

1. La sincérité : condition nécessaire à l'entreprise de connaissance de soi
2. Les limites portées à la sincérité et au projet de connaissance de soi
3. La connaissance sincère de soi, entre reconnaissance et naissance

Extrait du document:

La connaissance tout court, quand elle concerne des objets, n'a pas à être sincère : son seul but est celui de la vérité. Or, en devenant réflexive (« de soi »), la connaissance ne vise plus la simple vérité au sens neutre et objectif : elle repose essentiellement sur la sincérité qu'on appelle aussi véracité. Il ne s'agit plus simplement de dire ce qui est (définition classique de la vérité comme adéquation entre ce qu'on dit ou pense et ce qui est), mais de dire ce qu'on croit en son âme et conscience. En ce sens, si l'on a dit ce qu'on pensait vraiment, on peut être sincère tout en disant quelque chose de faux (par exemple, une personne intimement persuadée qu'il y a des Martiens sur la lune sera sincère en le disant, mais c'est faux).

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