La culture permet-elle d'échapper à la barbarie ? Dissertation

La culture permet-elle d'échapper à la barbarie ?
Dissertation se demandant si la culture est un moyen de fuir la barbarie originelle des hommes ou si elle invente de nouvelles formes de barbarie auxquelles il faudrait trouver les moyens d'échapper.
№ 27779 | 1,525 mots | 0 sources | 2012 | FR
Publié le janv. 22, 2012 in Littérature , Philosophie
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Résumé:

Dans "Le portrait de Dorian Gray" Lord Henry, homme cultivé s'il en est, s'abîme dans la cruauté et l'immoralité et entraîne avec lui le jeune Dorian qui devient sous son influence un véritable barbare. On pourrait s'en étonner car le progrès de l'intelligence, du savoir-faire, l'avancement des mœurs qui caractérise tout processus de culture devrait en toute logique permettre aux hommes de faire la distinction entre le bien et le mal, de bien se comporter (politesse, bienséance) et de trouver les moyens de triompher, l'ingéniosité technique, des plus grands maux de l'humanité (maladies, pauvreté) qui sont souvent la source de la barbarie. Ainsi, à mesure que nous nous cultivons ne devrions nous pas nous éloigner de notre inhumains et contraires aux règles et aux droits de l'humanité ? Pourtant cela ne va pas de soi et l'exemple de lord Henry le montre bien.

1. Si la culture est synonyme de perfectionnement, n'est-elle pas notre seule planche de salut pour échapper à la barbarie ?
2. Si la culture se caractérise par la capacité à instituer de nouvelles (cad non naturelles) formes de vie et de pensée n'est-il pas à craindre qu'elle institue aussi des formes de barbaries non naturelles et pires que les premières ?
3. Dans ces conditions, n'est-ce pas à l'éducation, en tant qu'elle forme l'esprit des hommes à être libre (et donc libéré de tous préjugés), d'apprendre aux hommes à faire un bon usage des progrès et des inventions que la culture permet ?

Extrait du document:

La barbarie est la cruauté à l'état sauvage, lorsqu'aucune différence entre le bien et le mal ne semble être faite, lorsqu'on est incapable d'agir conformément au bien, à la morale, avec sympathie et compassion. Le barbare nous semble aussi brute qu'une bête sauvage, incapable de sens moral et en ce sens inhumain : les crimes gratuits, ou bien particulièrement violents, ou encore massifs (les génocides) dont qualifiés de barbares au sens où ils ne sont pas dignes de l'humanité mais des animaux les plus féroces. Au contraire la culture qui passe pour être un processus de développement (voire de raffinement) des individus et des peuples qui permet la formation de l'intelligence humaine, le progrès des savoir-faire et des techniques, l'avancement des mœurs et des conduites sur la voie de la civilisation et de la moralisation semble inévitablement être ce qui humanise l'homme au sens où elle l'éloigne de la bête sauvage.

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