La foi religieuse est-elle signe de faiblesse ? Dissertation by BenoitG

La foi religieuse est-elle signe de faiblesse ?
Dissertation se demandant si la foi peut se trouver du côté de la force et si elle peut être l'expression d'une force d'âme et d'un courage dont les esprits rationalistes sont parfois incapables.
№ 27772 | 1,045 mots | 0 sources | 2012
Publié le janv. 22, 2012 in Philosophie , Religion , Théologie
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Résumé:

La réflexion contemporaine sur la foi religieuse a conduit à reléguer celle-ci au rang de grandes faiblesses de l'humanité. Sous l'influence de la pensée du soupçon (on a appelé « pensée du soupçon » cette philosophie, que l'on trouve chez Marx, Freud et Nietzsche, qui affirme que tout comportement humain se présente comme le signe à interpréter une réalité cachée), on a cherché à la démystifier, à dévoiler ses motifs réels cachés derrière ses motifs apparents. D'où cette conception maintenant largement étendue selon laquelle la foi religieuse serait née de la peur : peur de la nature, vue comme hostile ; peur du vieillissement, de la maladie, de la mort ; peur d'autrui, toujours potentiellement un ennemi ; peur du néant, etc. Loin d'être le sentiment positif par lequel le croyant adhère authentiquement à la certitude de l'existence de Dieu, la foi exprimerait plutôt la faiblesse humaine, faiblesse morale, que l'on trouve plus particulièrement chez ceux qui n'ont pas la dose de courage nécessaire pour affronter les difficultés de l'existence humaine. Elle constituerait pour eux une protection contre les douleurs de l'existence, un réconfort contre les malheurs, les déceptions ou les échecs.

I/ La foi exprime une faiblesse, alors que la raison exprime une force
II/ Le courage de la foi et la faiblesse de la raison
III/ C'est parce que la vrai foi est fragile qu'elle est forte

Extrait du document:

La vraie force est celle qui se mesure à la difficulté (il n'y a pas de fort en soi). La foi est d'autant plus forte qu'elle est fragile (c'est-à-dire qu'elle n'est pas armée de preuves). Elle est capable non seulement de s'opposer frontalement à la peur (qu'elle connaît) mais aussi d'y résister (sans être dogmatique). Ce n'est pas surprenant que ce soit un sceptique (Montaigne, Essais, II, 12) qui ait exalté la force de la vraie foi : La vraie foi ne vient pas de la peur (elle ne serait alors effectivement que le calcul du faible), elle est capable de braver l'inconnu, autrement dit déterminée par la notion de courage.

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