La France face à la question allemande depuis 1918 Dissertation by nadine1602

La France face à la question allemande depuis 1918
Dissertation qui analyse en quoi la France se situe en adéquation ou en décalage avec la réalité évolutive de la question allemande depuis la fin de la première Guerre mondiale.
№ 4850 | 2,695 mots | 0 sources | 2007
Publié le mars 31, 2008 in Géographie , Histoire , Relations Internationales
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Résumé:

Depuis 1918, et ce dans un contexte international en constante évolution, la France a du adapter sa politique extérieure pour faire face à la question allemande.
Si, jusqu'à la moitié du XXème siècle, l’hexagone tente de contenir la « menace » allemande en affichant une politique offensive et agressive contre son « ennemi héréditaire », elle multiplie par la suite les tentatives de réconciliation et favorise la création de « tandems » pour garantir des relations franco-allemandes optimales dans un contexte de construction et d’intégration européenne.
De nos jours, la France considère que le bilatéralisme franco-allemand demeure fondamental.
Pourtant, ne peut-on pas dire que celui-ci a quelque peu perdu ses repères dans le cadre d’une Union européenne à 27 ?

I- De 1918 à 1939 : la France tente de faire face à la menace allemande
A- Le poids du traité de Versailles dans les relations
B- Les tentatives de rapprochement franco-allemand mis en œuvre par des hommes d’Etat français sous la République de Weimar

II- De 1950 à 1962 : un rapprochement franco-allemand
A- La réconciliation franco-allemande
B- La relance des relations bilatérales

III- De 1963 à nos jours : réconciliation et coopération
A- La réconciliation franco-allemande : le traité de l’Elysée du 22 janvier 1963
B- La partenariat franco-allemand : des tandems qui accélèrent la construction européenne

Extrait du document:

A partir de 1924-1925 il existe, avec l’arrivée de la gauche au pouvoir, des tentatives de rapprochement franco-allemand mises en œuvres par des hommes d’Etat français : Herriot puis Briand changent de ligne et s’inscrivent dans une politique de réconciliation avec l’Allemagne de Stresemann, à partir notamment de la conférence de Locarno. En 1925 le traité de Locarno, dont l’objectif principal est de régler les dissensions de manière pacifique, stipule la reconnaissance des frontières occidentales de l’Allemagne qui s’engage à ne pas réarmer la Rhénanie. En 1926, la rencontre entre Briand et Stresemann à Thoiry scelle le début de la réconciliation allemande : en favorisant l’entrée de l’Allemagne dans la Société Des Nations (SDN) la France apporte une certaine garantie au système de sécurité collective. Cette politique de paix affichée par le gouvernement français face à la question allemande commence à être efficace : le projet Briand de « Fédération européenne de 1929-1930 semble marquer l’apogée de l’influence française. Mais la crise économique mondiale et l’arrivée d’Hitler au pouvoir en Allemagne en 1933 anéantissent les efforts français de réconciliation.
En 1931, la conférence de Lausanne ramène le total des réparations à 3 milliards de marks qui ne seront jamais payés : face au dictateur allemand qui met définitivement fin au paiement des réparations, la France, impuissante, se trouve plongée dans un processus d’affaiblissement continu ; au total le pays n’a touché que 9,5 milliards de marks alors qu’il devait en percevoir plus de 68 milliards.

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