La IIIème République face aux crises (1870-1914) Dissertation by sarah4449

La IIIème République face aux crises (1870-1914)
Dissertation qui tente d'expliquer comment la IIIème République a pu profiter, malgré son instabilité, d’une longévité exceptionnelle par rapport aux régimes précédents.
№ 5824 | 3,505 mots | 0 sources | 2008
Publié le mai 20, 2008 in Histoire , Droit , Sciences Politiques
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Résumé:

La IIIème République est proclamée le 4 septembre 1870, deux jours après la débâcle des troupes de l’Empereur contre les Prussiens à Sedan.
Les crises qui se succèdent sont essentiellement d’ordre politique et institutionnel et font craindre aux contemporains une crise de régime aigue.

1. La IIIème République, née de la guerre, est immédiatement confrontée à des problèmes d’envergure : le règlement de la paix et l’insurrection parisienne qu’elle parvient à résoudre en imposant son autorité incarnée par Adolphe Thiers

2. A partir de 1879, le régime passe selon l’expression de Daniel Halèvy «de la République des ducs à la République des députés».
C’est à la faveur d’une crise politique et institutionnelle que la République s’assume enfin et peut se consolider progressivement

3. La République est secouée par des affaires, qui discréditent le régime parlementaire et alimente l’antiparlementarisme mais démontre sa capacité à renouveler son personnel politique

Extrait du document:

En 1914, la république est définitivement ancrée grâce aux efforts de «républicanisation» forcée entrepris par les républicains modérés. Les radicaux, qui leur succèdent sont leurs héritiers : ils parachèvent leur œuvre tout en imprimant une marque nouvelle à la république.
La République a su maîtriser les crises multiples auxquelles elle a été confrontée depuis sa naissance en conciliant l’ordre et la liberté. Néanmoins l’été 1914 augure une nouvelle épreuve pour elle. En effet, l’entrée en guerre pose la question de la gestion d’une guerre en régime parlementaire. Charles Maurras dans Kiel et Tanger soulève cette question : la conduite d’une guerre est-elle possible sous un régime parlementaire face à la dilution du pouvoir, de la division de ses représentants et du corps politique ? De même Marcel Sembat, député socialiste, publie dans l’Humanité un article intitulé «Faites un roi, sinon faites la paix».

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