La laïcité, un concept dépassé ? Dissertation

La laïcité, un concept dépassé ?
Dissertation se demandant si le concept libéral et moderne de laïcité qui découle de la loi de séparation des Églises et de l'État du 9 décembre 1905 est en crise.
№ 19504 | 4,790 mots | 0 sources | 2010
Publié le août 31, 2010 in Droit , Religion
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Résumé:

La loi du 9 décembre 1905, inspirée par Aristide Briand, Jules Ferry et Jean Jaurès, qui fonde le concept libéral et moderne de laïcité bien qu'elle ne fasse aucune référence explicite à ce terme et qui consacre deux grand principes, la séparation des Églises et de l'État et la liberté de conscience, emportant deux conséquences; les traitements versés par l'État aux ministres des cultes n'ont plus lieu d'exister et les établissements publics qui géraient jusqu'ici les lieux de culte dont ils étaient affectaires ou propriétaires sont supprimés et les associations cultuelles appelées à les remplacer (article 12) ne pourront recevoir de subventions de quelque forme que ce soit provenant de l'État, des départements ou des communes. Cette loi, complétée par celle du 2 janvier 1907 sur l'exercice des cultes, est le fondement du concept libéral et moderne de la laïcité. Pour finir, ce concept va connaître une consécration constitutionnelle en 1946 puis en 1958 dans l'article 1 de la Constitution (« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale »).
Quant à la notion de concept dépassé visée par le sujet, elle revient à se demander si le concept libéral et moderne de laïcité auquel la loi de 1905 a ouvert la voie est toujours d'actualité ou s'il a perdu sa signification.


I- La laïcité, une valeur pervertie en athéisme militant
II- La laïcité, une valeur souffrant d'inégalités persistantes

Extrait du document:

Financer la construction d'un nouveau lieu de culte est encore plus problématique, et c'est notamment pour cette raison qu'il n'y a pas de véritables mosquées en France mais seulement des salles de prière servant d'édifices cultuels. Les « nouvelles religions » et notamment l'islam semblent donc être les perdantes de la loi de 1905 car leurs fidèles n'ont pas la possibilité d'exercer leur culte dans d'aussi bonnes conditions que les autres religions.

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