La pensée dépend-elle des conditions sociales d'existence ? Dissertation

La pensée dépend-elle des conditions sociales d'existence ?
Dissertation de philosophie sur le sens de nos pensées et le lien établi avec les conditions sociales de l'individu.
№ 10199 | 1,185 mots | 0 sources | 2007
Publié le févr. 19, 2009 in Philosophie , Psychologie
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Résumé:

« L'homme est relatif à son milieu », dit-on parfois pour signifier que l'individu se construit en fonction de sa place dans la société et existe à travers elle. Sa pensée aurait donc un lien avec son milieu social. La pensée est qualifiée pourtant de riche, de personnelle et peut être assimilée à la conscience. L'existence ne signifie quant à elle pas seulement vivre (existence en soi) mais aussi avoir conscience d'exister et que le monde existe autour (existence pour soi). Les conditions sociales de l'individu ne sont pas immuables et peuvent évoluer notamment avec l'ascension sociale. La conscience personnelle est-elle relative au milieu de vie de l'individu ?

1- La pensée de l'individu est influencée par son milieu social d'existence
2- La pensée reste libre et strictement personnelle
3- Les limites du problème, en particulier les évolutions au cours de la vie du sujet

Extrait du document:

Tout d'abord, on peut considérer que ce ne sont pas les conditions sociales d'existence qui influencent la pensée, mais la pensée influence les conditions sociales d'existence. A ce titre, Descartes disait « je pense donc je suis ». Ainsi, l'homme est libre de penser comme il le souhaite, de donner libre cours à son âme. C'est l'identité qu'il donnera à son âme qui va définir la fonction de son corps et ainsi déterminer ses conditions sociales. Ou encore, c'est à travers ma pensée, « dialogue silencieux de l'âme avec elle-même » selon Platon, que j'existe de telle ou telle manière.
Ensuite, la pensée ne se rapporte pas forcément à ma condition, à mon existence car celle-ci n'est pas toujours sue, perçue. Il existe donc des pensées dont je ne prends réflexivement pas conscience. Ces pensées peuvent s'inscrire dans un inconscient (environ 90% de nos pensées), il est inaccessible donc on ne sait pas de quoi il dépend, mais aussi dans un surmoi, difficilement accessible (20% de nos pensées). Ces pensées « inaperçues » font parfois référence à la libido avec la forme des objets du monde (dont je sais qu'ils existent).

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