La poésie est-elle source de souffrance ? Dissertation by Choupinette55

La poésie est-elle source de souffrance ?
Dissertation qui analyse en quoi cet art si particulier qui requiert tant d'exigence et de rigueur peut être à la fois une source de souffrance et de satisfaction pour l'artiste.
№ 5956 | 2,300 mots | 0 sources | 2008
Publié le mai 27, 2008 in Littérature , Philosophie
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Résumé:

La poésie n'a pas pour but premier de faire souffrir le poète mais de lui offrir un moyen de s'exprimer. Tous en saisissent l'occasion, mais certains font preuve de plus d'implication personnelle que d'autres : ce qui peut alors mener à une souffrance mentale.
Mais le poète n'en est pas victime, il peut s'éloigner de la poésie si celle-ci prend trop de place dans sa vie et fait obstacle à son intégration sociale. La souffrance due à la création poétique n'est donc pas indépendante de la volonté de l'écrivain.

1. De quelle manière la poésie peut en effet faire souffrir le poète ?

2. La cristallisation d'une poésie bénéfique pour l'auteur dans laquelle elle garde avant tout son rôle de moyen d'expression

3. Malgré les ancestraux témoignages d'une certaine impuissance du poète, la poésie peut, au contraire, beaucoup lui apporter

Extrait du document:

La poésie est un genre littéraire auquel, selon de nombreux artistes, tous les écrivains ne peuvent se prêter. Dans l'élaboration d'un poème, tout ne repose pas en effet sur la forme, mais tout débute par l'inspiration. Ronsard nommait celle-ci les ''fureurs poétiques''. Quant à Rimbaud, il cite à plusieurs reprises ses ''Muses'', que Platon qualifie de ''faveurs divines''. Ainsi, autre chose que la simple volonté d'écrire du poète entre en jeu dans la composition d'une oeuvre. Il ne choisit donc pas son poème, mais serait guidé par une puissance supérieure. Dans une lettre à Paul Demeny, Rimbaud écrit: ''Je est un autre'', ce ''Je'' étant le symbole de sa poésie lyrique, l'auteur avoue explicitement que sa création poétique lui échappe totalement. Le poète n'est donc pas libre de son art, mais il le subit. Comme le dépeint Rimbaud dans Une Saison en Enfer, l'écriture poétique semble se vivre comme une descente aux enfers. Le poète, par sa privation de liberté, est condamné à une passivité qui le mène à l'autodestruction dont les Spleen baudelairiens en montrent les conséquences. L'artiste n'est plus maître de soi, son art le pousse à l'aliénation.

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