La recherche du bonheur est-elle nécessairement immorale ? Dissertation by coraline21

La recherche du bonheur est-elle nécessairement immorale ?
Dissertation philosophique qui pose la question de savoir si la recherche du bonheur n'est qu'individuelle et donc immorale ou si elle peut-être commune et donc respecter autrui.
№ 1372 | 1,290 mots | 0 sources | 2004
Publié le sept. 25, 2007 in Littérature , Philosophie
5,95 $US Acheter et télécharger immédiatement ce document



Résumé:

Le bonheur évoque un état de plénitude, une situation de plaisir absolu ou de confort total, à laquelle il est tentant de sacrifier tout autre intérêt.

I- La recherche du bonheur semble nécessairement immorale

A. Dans la recherche du bonheur individuel, l'homme ne vise que son intérêt propre
B. La recherche du bonheur détourne de la recherche de la vérité et de la justice

II- La recherche du bonheur est une aspiration essentiellement morale

A. La recherche du bonheur suppose celle de la vertu
B. La recherche du bonheur est une aspiration à la fois spirituelle et
raisonnable

III- La recherche du bonheur peut être immorale, mais elle ne l'est pas
nécessairement

A. Substituer la recherche du bonheur à celle de la liberté est immoral
B. La recherche du bonheur est par elle-même amorale, mais peut être
condition d'une meilleure moralité

Extrait du document:

Plus fondamentalement : la recherche du bonheur, comme recherche
intéressée, est-elle réellement compatible avec l'essence de la vertu et
celle de la moralité ? Il semble que la recherche du bonheur est par
elle-même amorale, c'est-à-dire indifférente à la moralité, pour autant
qu'elle ne porte atteinte ni à ma liberté ni à celle d'autrui.
Ainsi le désir d'équilibre personnel ou la volonté d'établir en soi un état
stable de bien-être et d'harmonie ne sont en eux-mêmes ni moraux, ni
immoraux. Il y a plus : le bonheur, lorsqu'il fait l'objet d'une disposition
intérieure et volontaire (lorsqu'il résulte de la volonté d'en être soi-même
l'auteur), et à condition d'être subordonné à la morale, doit même être
légitimement recherché. L'homme qui veille jalousement à son bonheur exerce le bien et la justice avec plus de facilité en effet que l'homme que le malheur accable. C'est ce que souligne Aristote en mettant en évidence dans l'Ethique à Nicomaque que la vertu est moins condition du bonheur que le bonheur condition de la vertu : autrement dit, il est plus facile d'être vertueux, quand on est heureux que quand on est malheureux. Et la recherche du bonheur est largement tributaire de la chance qui nous offre l'occasion de nous accomplir. En cela, la moralité des individus dépend certes de leur effort vers le bien, mais elle reste contingente, puisqu'elle peut être découragée par une fortune défavorable.

Commentaires