La satisfaction du désir peut-elle être source d'insatisfaction? Dissertation by ilovephilo

La satisfaction du désir peut-elle être source d'insatisfaction?
Dissertation de philosophie qui met en évidence le lien entre la satisfaction des désirs et la confrontation avec la réalité. Peut-on imaginer des désirs ne conduisant pas à l'insatisfaction ?
№ 6056 | 1,900 mots | 0 sources | 2008
Publié le mai 31, 2008 in Philosophie
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Résumé:

Il semble que la satisfaction de ses désirs soit source de bonheur puisque satisfaire un désir c’est obtenir ce qui manque pour être heureux. Le désir est situé entre une source possible de satisfaction et une souffrance liée au manque car caractérisant les rapports de l'homme au monde. Doit-on appréhender le désir, craindre cette chose si abstraite qui nous procure tant de plaisir ? Cette question en entraîne une autre, désirer est-ce nécessairement souffrir ?
S'il est préférable de ne plus écouter son désir par peur, le bonheur consisterait-il à ne plus rien désirer ou alors plus largement doit-on satisfaire tous ses désirs ? On pourrait penser que dès lors que l'on satisfait un désir, une plénitude apparaît.
Mais en réalité, le désir n'est-il pas mélange de manque et d'insatisfaction ? Il n'y aurait donc aucun désir réalisable, aucune satisfaction possible ?

Extrait du document:

Le désir fait intervenir l’imagination, voire le fantasme lorsque cela semble peu réaliste (ex : Je désire avoir mon bac, je désire être président). Le désir se présente d’emblée comme un problème dans la mesure où il est à la fois source de réjouissance, de plaisir et source de souffrance. Mais un désir satisfait serait un désir qui L’essence du désir réside dans son insatisfaction de la réalité. Mais satisfaire ses désirs, est-ce la condition du bonheur ? Le désir, même s’il s’enracine dans le corps, ne se confond pas avec le besoin : le besoin désigne l’état dans lequel se trouve l’organisme lorsqu’il est privé de ce qui assure son fonctionnement (besoins vitaux, pulsion d’autoconservation), et trouve son assouvissement dans un objet spécifique qui lui préexiste. Le désir en revanche n’a pas d’objet assigné par avance. Il anticipe un plaisir, mais l’objet de son plaisir est souvent le fruit de son imagination, il est lié au fantasme. Cependant le besoin, lié à une nécessité vitale, se trouve parfois entremêlé avec le désir de manière confuse, par exemple lorsqu’on mange. Cette anticipation du plaisir est à la fois réjouissance, jubilation donc source de joie, mais aussi attente, manque et donc source d’inquiétude, de souffrance. Le rapport du désir à son objet est paradoxal, car le désir vise la possession de l’objet désiré donc la fin du désir. Le désir vise, en ce sens, à s’autodétruire.

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