La société depuis 1945 : une « seconde révolution française » ? Dissertation by zabette

La société depuis 1945 : une « seconde révolution française » ?
Dissertation portant sur le terme de révolution qui induit une rupture brutale, imprévue, radicale, structurelle avec un « ancien régime »
№ 3652 | 2,315 mots | 0 sources | 2008
Publié le févr. 20, 2008 in Histoire
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Résumé:

Les changements au sein de la société française, depuis 1945, suscitent un paradoxe : jamais probablement, comme l'affirme le sociologue Henri Mendras, elle n'a subi autant de bouleversements sur une période aussi brève; pourtant le débat sur les blocages et le conservatisme de la société française est récurrent depuis plusieurs années. Comment interpréter ce décalage entre la réalité du changement et la perception décalée que l’on peut parfois en avoir ?


I. Depuis 1945, la société française a bien connu des mutations rapides et spectaculaires qui peuvent s’apparenter à une "révolution"

II. Mais l’évolution du rôle des acteurs montre qu'une "révolution peut en cacher une autre".

III. Cela peut expliquer à la fois les critiques envers une deuxième révolution inachevée et la persistance de blocages face à une troisième révolution peut-être moins française qu'anglo-saxonne

Extrait du document:

Plusieurs enjeux se dégagent du sujet. Le premier renvoie à la distinction à opérer entre révolution d'un côté, immobilisme, permanence, évolution ou réforme de l'autre. Le deuxième enjeu concerne les acteurs révolutionnaires : révolution par le haut (État), par le bas (société civile) ou par le côté (contrainte extérieure) ? Le troisième consiste à s'interroger sur la finalité de cette révolution et donc à la notion de progrès et / ou de modernisation sociale. Le quatrième concerne la dimension messianique ou pas de cette éventuelle révolution : est-on parvenu à exporter un modèle spécifique ? Le cinquième, enfin, porte sur l'existence d'une seule révolution ou peut-être de plusieurs...
(...)Une société cloisonnée (S. Hoffmann évoque l’idée d’une « société bloquée ») en « quatre quartiers » selon Henri Mendras (paysans, ouvriers, classes moyennes, bourgeoisie) refermés chacun sur sa culture (faible mobilité sociale, école assurant la reproduction sociale car divisée entre l'enseignement primaire pour le peuple et secondaire pour les jeunes bourgeois) même si les membres de ces quatre groupes ne s'ignorent pas en se côtoyant quotidiennement sur les places des villages ou dans les villes (étages des immeubles révélant les différences sociales).

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