La transition démocratique espagnole devant l'héritage du passé Dissertation by julabord

La transition démocratique espagnole devant l'héritage du passé
Dissertation qui pose la question de savoir dans quelle mesure l’héritage du passé - franquiste et historique en général - a joué un rôle clé durant la transition démocratique espagnole.
№ 4448 | 1,020 mots | 0 sources | 2008
Publié le mars 18, 2008 in Histoire , Sciences Politiques , Questions Européennes
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Résumé:

Le 20 novembre 1975, le général Franco meurt de maladie, après 36 ans de dictature et de répression politique, laissant l’Espagne dans l’incertitude quant à son futur politique.
En effet, le Caudillo avait désigné Juan Carlos des Bourbons, petit fils de Alfonso XIII, comme son successeur : il était censé assurer la continuité avec le régime franquiste, à travers le fort symbole que représente la monarchie, traditionnellement en claire opposition avec un régime démocratique, d’autant plus que le monarque ne s’était jamais ouvertement prononcé contre le régime et les principes du franquisme. Mais avec le renouveau des forces de l’opposition démocratique durant les décennies 60-70, se pose le problème de la forme que le régime doit adopter.
Pour tenter de répondre à cette problématique, ce document montre dans un premier temps, que l’échec de A. Navarro au gouvernement (1975-1976) a été le symbole d’un héritage franquiste encore trop présent, pour étudier dans un second temps, comment le processus démocratique initié par A. Suarez, a été le symbole de ce paradoxe, liant héritage franquiste et libéralisation du régime.

Extrait du document:

La transition démocratique espagnole (1975-1982) fut marquée par un clair héritage franquiste dès son début, comme le montre la nomination d’Arias Navarro à la tête du gouvernement, celui-ci étant déjà chef du « gouvernement » franquiste avant la mort du général. Le roi Juan Carlos ne désira donc pas initier la réforme politique immédiatement, décevant les espérances de démocratisation de tout un pan de la population. A. Navarro n’était pas un « aperturista », mais plutôt un continuiste, ce qui faisait craindre une pérennisation du régime franquiste. Mais l’agitation de l’opposition (PSOE, PCE, FAI, ERC…) fut à l’origine d’une vague de grèves, qui poussèrent le gouvernement à mettre en place des réformes palliatives, sans entamer véritablement la libéralisation démocratique.
En effet, les libertés politiques étaient toujours niées.

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