La Troisième République face aux crises (1870-1914) Dissertation by julabord

La Troisième République face aux crises (1870-1914)
Dissertation qui pose la question de savoir si la gestion des crises que traverse la Troisième République de 1870 à 1914 aboutit à une consolidation du régime républicain ou au contraire à son affaiblissement.
№ 4706 | 3,950 mots | 0 sources | 2008
Publié le mars 26, 2008 in Histoire , Sciences Politiques
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Résumé:

Troisième tentative démocratique en France, la Troisième République est proclamée à Paris le 4 septembre 1870, suite à la débâcle des troupes de l’Empire à Sedan.
Prenant d’abord la forme d’un gouvernement provisoire, elle s’impose finalement un an plus tard, lorsque des élections constituantes en février 1871, définissent le type de régime comme républicain.

I/ La République face aux crises de 1870 à 1879 : entre menace et consolidation du Régime Républicain

II/ La République face aux crises de 1879 à 1898 : crises de régime et victoire de la République parlementaire

III/ La République face aux crises de 1898 à 1914 : la République mise à l’épreuve par le malaise moral et économique


Extrait du document:

Les Fédérés écrasés, le gouvernement de Thiers l’œuvre de relèvement différée par la guerre civile, soit la libération du territoire en contrepartie du paiement des indemnités de guerre et la réorganisation de l’armée et des finances. En août 1871, la loi Rivet, qui n’a pas de caractère constitutionnel, définit Thiers comme étant le «Président de la République Française», tout en le maintenant chef du gouvernement. Les royalistes, inquiets de la tournure adoptée par le régime, s’unissent contre Thiers, suite au remaniement de son ministère en faveur des Républicains, qui connaissent par ailleurs une forte progression. Ainsi, le 24 mai 1873, après une vote de l’Assemblée l’invitant à faire prévaloir une politique résolument conservatrice, Thiers démissionne. Il est remplacé par le maréchal Mac-Mahon à la présidence, et le duc de Broglie, chef de la majorité royaliste, prend la tête du ministère. Travaillant vainement à la restauration du régime monarchique, Broglie est mis en échec par la frilosité des orléanistes, et en dépit des efforts gouvernementaux (contrôle de la presse, proscription du mot «République» de tous les actes officiels, mise en œuvre de «l’ordre moral»), le parti républicain connaît une forte progression, notamment grâce à la tournée provinciale du charismatique Gambetta.

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