Le bonheur peut-il être la fin de notre réflexion morale ? Dissertation by laroida39

Le bonheur peut-il être la fin de notre réflexion morale ?
Dissertation de philosophie qui se demande si le bonheur est la fin suprême et donc par conséquent si la morale n'est qu'un moyen au service de ce but.
№ 8004 | 2,820 mots | 0 sources | 2006
Publié le sept. 09, 2008 in Philosophie
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Résumé:

La morale raisonne sur les fins que l'homme doit poursuivre et les moyens de les atteindre. Elle cherche ainsi la destination de l'homme afin d'éclairer ses choix pratiques. Communément, on admet que la destination de l'homme est de faire le bien. Cependant, le bien est une notion complexe, subjective, que chacun peut définir selon ses propres critères. On ne peut par conséquent pas savoir si l'homme doit parvenir à un bien moral ou à un bien agréable. Ni si ces différents biens, qui relèvent respectivement du devoir et du bonheur, sont diamétralement opposés, compatibles, ou complémentaire.
Cette étude montre dans une première partie que le bonheur peut être la fin de notre réflexion morale. Puis, elle observe que le bonheur est trop complexe pour qu'on puisse ni le définir, ni le maitriser, et qu'il ne peut donc pas être une fin accessible. Enfin, elle montre que si le bonheur peut être une fin de notre réflexion morale, il ne peut être la seule fin, mais doit compléter d'autres buts.

Extrait du document:

Pour de nombreuses doctrines, la fin de notre réflexion morale est le bonheur. Selon les philosophes antiques, la fin ultime qui doit être poursuivie par l'homme, c'est-à-dire le Souverain Bien, est le bonheur. Cette conception eudémoniste de la morale subordonne toutes les autres fins (fins subalternes telles que le pouvoir, la richesse ou la santé) au bonheur. Ces biens sont recherchés non pour eux-mêmes, mais comme moyen d'atteindre le bonheur. On peut donc maitriser le bonheur comme un bien durable, qui diffère du plaisir éphémère et «bon» (agréable) mais pas forcément «bien». Il faut alors distinguer la recherche du plaisir (qui peut être associée à la satisfaction des désirs et des passions qui ne relèvent jamais d'activités morales) et la recherche du bonheur durable, non dissociables d'une vie vertueuse fondée sur la raison.

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