Le comique dans "La Belle au Bois Dormant" de Perrault Dissertation by maneskinn

Le comique dans "La Belle au Bois Dormant" de Perrault
Dissertation portant sur les différentes formes que prend le comique dans ce conte de Perrault.
№ 6084 | 2,595 mots | 0 sources | 2008
Publié le juin 01, 2008 in Littérature
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Résumé:

Dans le conte de "la Belle au bois dormant" écrit par Charles Perrault en 1695, on retrouve des composants récurrents de ses contes avec le récit fantastique d'une princesse victime des malédictions d'une fée, un prince venu la sauver, une morale satirique visant la gente féminine. Mais Perrault insère dans ce conte beaucoup d'humour et cette dissertation étudie quelles formes il peut prendre ici : comique de situation, de caractère, de mots, de gestes et bien sur l'humour de Doré dans ses représentations du conte.

Extrait du document:

Il y a beaucoup de comique de situation dans la Belle au bois dormant. Cela commence à la page 91 lorsque la fée qui avait détourné la malédiction fut prévenue du drame alors qu'elle était "à douze milles lieues" de la par "un petit nains ayant des "bottes de sept lieues" et qui arriva au bout d'une heure dans un "charriot tout de feu, traîné par des dragons". C'est une anecdote totalement décalée du récit. Après tout on pourrait se dire que s'il y a du merveilleux, des fées, pourquoi n'y aurait-il pas des nains et des dragons ? Mais ces apparitions sont assez incongrues voire burlesques alors que l'histoire en est à un point dramatique. De plus, le nain avec ses bottes nous fait penser à un autre conte de Charles Perrault, le Petit Poucet qui n'a pas grande chose à voir avec La Belle au Bois Dormant, à part peut-être le personnage de l'ogre. Cette situation nous fait sourire à cause de sa soudaineté et de son ambivalence.
On retrouve le comique un peu plus bas dans la page, lorsque tout le château s'endort et se fige dans un cérémonial assez "désuet", qu'on retrouve d'ailleurs dans les illustrations de Doré. Il y a une énumération de tous les personnages de la cour qui s'endorment à leur poste, ce qui renvoie au comique de mots car il y a une accentuation comme figure de style. Perrault va jusqu'à dire que les broches "pleines de perdrix et de faisans s'endormirent, et le feu aussi" ce qui contribue au comique car tout, sans exception, s'endort mais normalement le feu s'éteint mais ne s'endort pas. Les broches peuvent refroidir mais pas s'endormir ; il y a donc là aussi du comique de mots avec une personnification d'entités domestiques.

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