Le désir peut-il se satisfaire de la réalité ? Dissertation by ilovephilo

Le désir peut-il se satisfaire de la réalité ?
Dissertation de philosophie basée sur une citation de Leibniz qui traite du rapport qu'entretient l'homme avec le désir.
№ 2163 | 1,820 mots | 0 sources | 2007
Publié le déc. 11, 2007 in Philosophie
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Résumé:

" L'inquiétude qu'un homme ressent en lui même par l'absence d'une chose qui lui donnerait du plaisir si elle était présente, c'est ce qu'on nomme désir". Cette citation de Gottfried Wilhelm Leibniz sert de base à cette étude. Leibniz se distingue par le caractère universel de ses connaissances : il écrit sur toutes les matières et élabore un système remarquable, qui rend compte de l’harmonie universelle. Ici, il explique que dès qu'un objet est présent, la satisfaction laisse place à l'insatisfaction : le désir ne s'éteint jamais, renaît toujours de ses cendres.
Le désir est par définition, contradictoire, situé entre une source possible de satisfaction et une souffrance liée au manque car caractérisant les rapports de l'homme au monde. Désirer est-ce nécessairement souffrir ?
En définitive, le désir peut-il se satisfaire de la réalité ?

Extrait du document:

L’essence du désir réside dans son insatisfaction de la réalité. Mais satisfaire ses désirs, est-ce la condition du bonheur ? Le désir, même s’il s’enracine dans le corps, ne se confond pas avec le besoin : le besoin désigne l’état dans lequel se trouve l’organisme lorsqu’il est privé de ce qui assure son fonctionnement (besoins vitaux, pulsion d’autoconservation), et trouve son assouvissement dans un objet spécifique qui lui préexiste. Le désir en revanche n’a pas d’objet assigné par avance. Il anticipe un plaisir, mais l’objet de son plaisir est souvent le fruit de son imagination, il est lié au fantasme. Cependant le besoin, lié à une nécessité vitale, se trouve parfois entremêlé avec le désir de manière confuse, par exemple lorsqu’on mange. Cette anticipation du plaisir est à la fois réjouissance, jubilation donc source de joie, mais aussi attente, manque et donc source d’inquiétude, de souffrance. Le rapport du désir à son objet est paradoxal, car le désir vise la possession de l’objet désiré donc la fin du désir. Le désir vise, en ce sens, à s’autodétruire.

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