Le langage n'est-il pour l'homme qu'un moyen d'extériorisation de la pensée ? Dissertation by Mae34

Le langage n'est-il pour l'homme qu'un moyen d'extériorisation de la pensée ?
Dissertation qui aborde le thème du langage, plus précisément du rapport entre le langage et la pensée, elle analyse aussi l'antériorité et la primauté de l'un par rapport à l'autre.
№ 10750 | 3,360 mots | 0 sources | 2009 | FR
Publié le avr. 20, 2009 in Philosophie
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Résumé:

Notre langage sert à donner une réalité extérieure à nos pensées dont l'existence n'est qu'intérieure. Mais est-ce là la seule et unique fonction du langage comme l'insinue la thèse subjacente ? Ne risque-t-on pas une limitation de la pensée, à la seule pensée consciente et le langage à la parole et aux mots écrits ?
L'analyse des termes du sujet nous révèle deux choses : a) Il s'agit bien du langage humain, donc du langage articulé en mots et en sons dont le rôle va au-delà de la simple communication, b) Le langage sert à extérioriser la pensée. Mais il pose la question de savoir si la seule finalité du langage est celle de servir à extérioriser la pensée, le réduisant par là au simple rôle d'instrument au service de celle-ci.

Extrait du document:

Bien que l'on puisse discuter cette instrumentalisation quelque peu abusive du langage, tout le problème nous est donné par la locution restrictive «Ne … que». Certes, cette restriction apparaît sous forme interrogative, mais il ne faut point oublier que la question posée affirme bel et bien une thèse, laquelle négligerait les multiples fonctions du langage, telles la représentation, la production, la transcendantalisation, etc. Ainsi, la question «Le langage n'est-il pour l'homme qu'un moyen d'extériorisation de la pensée ?» contient la thèse selon laquelle le langage ne sert à l'homme qu'à fixer la pensée. Elle limite de ce fait les différents éléments pouvant démontrer que ce rôle n'est qu'un parmi tant d'autres, ce qui pourrait être mis en évidence par l'étude de l'antériorité et la primauté de l'un et de l'autre. Mais si le langage extériorise notre pensée, il devrait en être une copie fidèle, or nous disons bien que notre pensée est trahie par notre langage. N'y aurait-il pas une contradiction dans cette fonction ?

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