Le livre d'heures au Moyen-Age Dissertation by orianeb

Le livre d'heures au Moyen-Age
Dissertation d’histoire de l’art médiéval qui cherche à savoir à qui sont destinés les livres d’heures et à quelles fins ils sont employés.
№ 4206 | 3,240 mots | 0 sources | 2007
Publié le mars 09, 2008 in Histoire , Religion , Histoire de l'Art
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Résumé:

Le livre d’heures est un recueil de prières et d’offices destiné à la dévotion des laïcs. Au fur et à mesure de la diffusion du livre d’heures, l’image va prendre une place de plus en plus importante en son sein, faisant de ces ouvrages de véritables objets d’art commandés et recherchés par les plus grands collectionneurs et mécènes du Moyen- Age. Pourquoi cet engouement pour le livre d’heures ?

Extrait du document:

Les livres d’heures ne sont pas tous exécutés sur le même modèle. Ce sont des ouvrages individuels dont les détails sont adaptés au destinataire : qu’il s’agisse de sa région, de son sexe (notamment pour adapter les désignations personnelles dans le «o intemerata» et le «obsecra te») ou encore de marques de propriété évidentes. Les commanditaires faisaient faire des livres d’heures la plupart du temps aux artistes de leurs régions. Les exercices liturgiques contenus dans le livre pouvaient ainsi varier selon les régions qui possédaient des traditions encore plus ou moins fortes. C’est pourquoi le livre d’heures portait la mention «à l’usage de». Prenons tout de suite un exemple : le Livre d’Heures à l’usage de Rouen conservé à la Chester Beatty Library de Dublin (Wms 89) révèle de forts liens avec la ville de Rouen. Notamment, dans les litanies et suffrages, les saints de la ville apparaissent en premier lieu : Saint Romain, patron de la ville dont il fut l’évêque. Dur le folio 102, suffrage de Saint Romain, une initiale historiée renferme un dragon ce qui rappelle au lecteur que grâce à l’intervention du saint, la ville fut délivrée de la gargouille.
Par ailleurs, dans ces Heures, une partie des suffrages est placée après les Laudes selon une pratique qui est inspirée de l’usage de Sarum et héritée de l’occupation anglaise de la Normandie au début du XVème siècle.

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