Le lyrisme dans la poésie Dissertation

Le lyrisme dans la poésie
Dissertation basée sur une affirmation de Roger Caillois sur le lyrisme et se demandant si la poésie dénuée de sentiment existe réellement.
№ 26605 | 3,200 mots | 0 sources | 2011 | FR
Publié le oct. 23, 2011 in Littérature , Philosophie
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Résumé:

L'histoire des genres a confondu tonalité lyrique et genre poétique : aujourd'hui, le lyrisme constitue à lui seul la Poésie. Cet amalgame se justifie non seulement sur un plan historique par l'exclusion de l'épique et du dramatique du champ du vers, mais aussi sur un plan formel, à cause de la place prépondérante d'un « je » intime qui exprime les sentiments personnels de l'auteur. En 1944, dans Approches de la poésie, Roger Caillois critique cette poésie dominée entièrement par le moi de l'auteur. Sur un ton ironiquement personnel affirme que : « Le lyrisme ne me plait guère. J'ai l'idée que l'artiste doit se dissimuler davantage derrière son œuvre. Il semble en outre naturel de se croire poète. Beaucoup du moins l'imaginent. L'habitude lyrique renforce en eux cette conviction simple. Elle est propice aux confessions naïves, aux images forcées, aux expressions prétentieuses ».
Tout d'abord, nous apporterons une réflexion sur les dangers d'une poésie purement subjective en insistant sur le fait que la prédominance du lyrisme ne peut se démarquer du contexte dans lequel il se déploie. Puis nous verrons que ce jugement élude les facultés de la poésie personnelle qui peut atteindre l'universel. On pourra ainsi envisager une synthèse entre objectivité et lyrisme dans le retour aux origines de la création poétique.

Extrait du document:

Nous avons observé que plus le poète est absent de son poème, plus il est universel, car il parle au nom de tous. Or Roger Caillois néglige la capacité d'universalisation d'un je qui est souvent représentant de toute une communauté. Il réduit le lyrisme à une vision caricaturale qui a été celle de son époque, où le sentiment est synonyme de sensiblerie, d'exagération, de « boursouflure ». Sa vision ne se construit que sur une série d'antithèses primaires entre les rapports d'intériorité et d'extériorité d'une conscience, entre l'inspiration opposée à la raison, le chant à la narration, ce qui révèle l'élision des capacités du sentiment à tendre vers le général.
  • Dissertation qui pose la question de savoir si la poésie a pour seule fonction l'expression lyrique des sentiments du poète.
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