Le moi peut-il cesser d'être une énigme pour lui-même ? Dissertation

Le moi peut-il cesser d'être une énigme pour lui-même ?
Dissertation se demandant comment, dès lors que le moi a reconnu l'existence de l'énigme qui le constitue, il peut la déchiffrer, au travers des œuvres de "Les confessions" de Saint Augustin, "Lorenzaccio" de Musset , et "L'Âge d'homme", de Leiris.
№ 25814 | 2,910 mots | 3 sources | 2011 | FR
Publié le août 07, 2011 in Littérature , Philosophie
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Résumé:

Le moi peut-il cesser d'être une énigme pour lui-même ?
« Quel est l'animal qui marche à quatre pattes le matin, à deux pattes à midi et à trois pattes le soir ? », demande la Sphinge de Thèbes à Œdipe. Et le héros mythique de répondre : « C'est l'homme. Quand il est encore enfant l'homme marche à quatre pattes, au zénith de sa vie, il se tient debout sur ses deux jambes puis, vieillard, il s'appuie sur une canne. » Tel est le mythe fondateur de l'énigme du moi dont rendent compte, chacun à leur façon, Saint Augustin dans les Confessions, Musset dans Lorenzaccio, et Michel Leiris dans L'Âge d'homme.

I. L'énigme du moi
II. Comment cesser d'être une énigme pour soi-même ?
III. Faut-il cesser d'être une énigme pour soi-même ?

Extrait du document:

Selon Nietzsche, l'homme a inventé l'art « pour ne pas mourir de la vérité ». C'est que la vérité peut parfois faire très mal, et que le moi qui se met à nu en ôtant tous ses masques prend le risque de ne pas le supporter. En allant jusqu'au bout de son acte meurtrier, qui avait pour but de dévoiler « l'énigme de [sa] vie » (III. 3), Lorenzaccio semble accepter, au fond, de voir la vérité en face : son meurtre ne l'a pas changé, son moi d'autrefois est définitivement mort en lui.

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