Le nationalisme, un mouvement politique récent ? Dissertation

Le nationalisme, un mouvement politique récent ?
Dissertation s'interrogeant sur l'historicité du nationalisme dans le paysage politique en étudiant ses fondements, ses évolutions, et sa situation au XXIe siècle.
№ 27260 | 2,590 mots | 0 sources | 2011 | FR
Publié le déc. 07, 2011 in Histoire , Sciences Politiques
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Résumé:

La littérature est abondante quant aux nationalismes. Se sont penchés sur la question de nombreux historiens, sociologues, et écrivains, notamment pour comprendre leur rôle dans la seconde guerre mondiale. Nous allons montrer que ce n'est pas exactement ainsi que cela s'est produit. En effet, le totalitarisme n'est pas uniquement un nationalisme. C'est un phénomène qui est bien contemporain, ce qui est contradictoire avec le discours que tiennent les nationalistes, pour lesquels la nation existe depuis un âge mythique. Les nations existeraient par la nature ou par la divinité. Pour les historiens, c'est le nationalisme qui crée la nation et non l'inverse. Cela fabrique un imaginaire de la nation, dans lequel on dit qu'il y a un moment fondateur, des héros, une genèse... Il s'agit d'un phénomène international. Ainsi, si l'on veut risquer l'oxymore, l'on peut dire qu'il y a un internationalisme des nationalises car ils prennent leur essor à peu près au même moment dans une universalité formelle en tant que concept socioculturel. Chaque individu est censé appartenir à une nation.

I. La création des identités nationales. 1780-milieu du XIXe siècle
II. Politisation des nationalismes (1880-seconde guerre mondiale)
III. Le national-populisme (1980-aujourd'hui)

Extrait du document:

L'antisémitisme en est une facette, car c'est la forme exacerbée de l'étranger. Le juif est le bouc émissaire, qui doit payer non pas ce qu'il a fait mais ce qu'il est. Lors de l'affaire Dreyfus, certains avaient écrit que même s'il était innocent, il devrait être condamné. Certains voient plus large car Charles Maurras, dans son journal l'action française, dénonce les quatre États confédérés : les juifs, les Protestants, les francs-maçons internationaux et les métèques (terme précieux et savant emprunté à la Grèce antique. Dans ce discours on dévalorise l'ennemi, on nie son humanité, on le réduit à sa physiologie, et cette violence verbale dans la presse puis dans la rue est vraiment représentative de ce tournant du XXe siècle.

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