Le pouvoir exécutif sous la Vème République Dissertation

Le pouvoir exécutif sous la Vème République
Dissertation qui se demande si les inquiétudes apparentes de Jacques Georgel à propos d'une certaine personnalisation du pouvoir qui ferait du régime un compromis entre une monarchie et une démocratie (la «démonarchie»)– sont justifiées.
№ 10514 | 1,620 mots | 4 sources | 2009
Publié le mars 25, 2009 in Histoire , Sciences Politiques
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Résumé:

Dans son livre intitulé "La Vème République : une démonarchie" (LGDJ, 1990), le juriste français Jacques Georgel écrit : "Le chef de l'Etat est le véritable moteur du régime et il supporte une responsabilité politique. C'est le contraire du texte constitutionnel de 1958."
"Le Premier ministre et les ministres doivent exécuter la politique définie par le Président de la République" disait François Mitterrand, pourtant à l'origine opposant au fort présidentialisme de la Vème République. Le régime actuel, à l'origine, était voulu comme un régime qui accorderait une place importante à l'organe exécutif et notamment au président de la République, qui pourrait devenir «le sauveur de la nation», si besoin il y a. Cependant, dans le texte rédigé en 1958, le président, s'il peut exercer des pouvoirs importants, n'est ni «le moteur» qui anime le régime, ni «responsable» politiquement.
Ainsi il est vrai que la pratique du pouvoir sous la cinquième présidentielle s'est opposée au texte en faisant du président la figure principale du Régime.
Cependant, l'inquiétude d'une monarchisation de la République derrière cette personnalisation du pouvoir est peut-être moins justifiée.

Extrait du document:

Dans une première partie, on verra qu'en effet, si le texte de 1958 indique que le président de la République est irresponsable politiquement, et qu'il n'est pas la seule tête du pouvoir exécutif, la pratique a imposé une autre vision de ce personnage. Voyons d'abord ce que dit la Constitution de 1958. Le président de la République est surtout un gardien du régime, qui en protège ses principes ; c'est un «arbitre» (article 5). Il peut disposer de pouvoirs importants, inconcevables dans les régimes précédents, comme la dissolution de l'Assemblée nationale (article 12), appeler à un référendum (article 11), ou prendre les pleins pouvoirs pour protéger la nation (article 16).

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