Le pouvoir policier Dissertation

Le pouvoir policier
Dissertation se demandant si le fait de fournir plus de moyens à la police suffira pour régler le problème entre elle et le pouvoir. (pdf)
№ 30756 | 2,705 mots | 0 sources | 2014 | FR
Publié le juin 30, 2014 in Sciences Politiques , Sociologie
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Résumé:

Sujet: « Nous avons une police, donc nous sommes protégés. Si elle manque de moyens, il suffit de lui en donner davantage pour que le problème soit résolu. »
Est-ce une manière efficace de régler le problème entre le pouvoir et la police ?

On ne peut pas étudier le pouvoir policier en dehors de l'ensemble des forces qui s'exercent dans un État. Ses rapports avec le pouvoir ne sont pas l'affrontement de deux champions isolés. Le public tout entier est dans le ring. On a longtemps admis que la police était un morceau du pouvoir. N'était-ce pas prendre un peu trop à la lettre l'expression : « corps social » qui, en identifiant un groupement d'hommes au corps humain, fait croire que les fonctions publiques s'harmonisent aussi bien que les fonctions naturelles. Dans la réalité sociale, de nombreux pouvoirs existent, s'accordent ou rivalisent, s'ordonnent et se subordonnent, au gré des circonstances. Les imaginer fixes, c'est les dénaturer, car ils sont tous en mouvement.

1. Le policier est un praticien
2. Un rôle à la mesure de la société
3. Auxiliaire privilégié ne doit devenir concurrent
4. Diviser pour mieux gouverner

Extrait du document:

On a longtemps cru que l'ouvrier ne pensait pas. Nous savons aujourd'hui que certains travaux fort humbles exigent une grande concentration intellectuelle et que les postes largement rémunérés dans les sommets de la hiérarchie sont occupés par des sortes de robots qui ou bien sont incapables de penser, ou bien s'appliquent, par prudence, à ne pas penser. Cette notion hiérarchique est bien tolérée, et tant est puissante la loi sociologique des évolutions divergentes qui pousse de l'unité à la pluralité et de la pluralité à l'inégalité qu'après avoir réclamé « après le pain, l'instruction » le peuple en est arrivé à considérer tout homme instruit comme un intellectuel et à reconstituer une classe de privilégiés. L'instruction, n'étant plus considérée comme un avantage en soi, devient un moyen de promotion sociale et les privilèges ne vont plus seulement aux riches, mais aussi aux savants, lesquels n'ont bien vite plus besoin de prouver leurs connaissances, mais seulement d'exhiber leurs diplômes.

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