Le président de la Vème République : capitaine, arbitre ou armateur ? Dissertation

Le président de la Vème République : capitaine, arbitre ou armateur ?
Dissertation qui s'interroge sur le rôle du Président de la République et sa place dans le fonctionnement de l'Etat et de ses institutions.
№ 10630 | 1,540 mots | 0 sources | 2009
Publié le mars 31, 2009 in Histoire , Droit , Sciences Politiques
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Résumé:

«A lui l'attribution de servir d'arbitre au-dessus des contingences politiques, soit normalement par le conseil, soit, dans les moments de grave confusion, en invitant le pays à faire connaître par des élections sa décision souveraine». C'est ainsi que dans son discours de Bayeux du 16 juin 1940, prémisse de la Cinquième République, Charles De Gaulle définit le Président de la République comme arbitre. Celui-ci serait investi de la mission de trancher les litiges, en faisant appel au peuple ou juste au conseil. Cependant, ce rôle d'arbitre paraît inconvenable : le Président de la République n'est pas neutre politiquement. De plus, ce rôle se voit diminuer du fait de la tendance des présidents vers le statut d'armateur.

I/ La déformation du rôle d'arbitre par le rôle d'armateur
A. Un rôle d'arbitre facilement contestable
B. Un rôle d'armateur en contestation

II/ Un rôle de capitaine en affirmation
A. L'initial clair- obscur du rôle de commandement
B. L'illumination du statut de capitaine

Extrait du document:

«Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État.
Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire, du respect des accords de Communauté et des traités.» dispose l'article 5 de la constitution du 4 octobre 1958. Le président de la république est donc perçu comme supérieur au gouvernement et au pouvoir législatif sans pour autant les commander. Il arbitre. L'élément le plus caractéristique de cet arbitrage est sûrement le pouvoir de dissolution de l'Assemblée nationale. Ainsi, c'est de la sorte que De Gaulle fut perçu en octobre 1962 lorsqu'une motion de censure fut déposée contre le gouvernement de Georges Pompidou et qu'il utilisa le droit de dissolution.

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