Le recours à la fiction vous semble-t-il nuire ou contribuer à l'éveil de la réflexion critique du lecteur ? Dissertation

Le recours à la fiction vous semble-t-il nuire ou contribuer à l'éveil de la réflexion critique du lecteur ?
Dissertation qui pose la question de savoir si la fiction permet au lecteur d'être plus réceptif aux idées soutenues.
№ 10208 | 1,280 mots | 0 sources | 2006
Publié le févr. 22, 2009 in Littérature
5,95 $US Acheter et télécharger immédiatement ce document



Résumé:

Les artistes, romanciers, poètes, ou encore les philosophes ont, de tout temps, souhaité critiqué le monde qui les entourait. En littérature, certains auteurs, afin d'exprimer leur opinion, choisissent la fiction pour retransmettre leurs idées. En effet, les récits imaginaires ont pour inconvénient que les dénonciations qui y sont contenues soient établies de manière implicite. Un lecteur non averti, ne prêtant pas une attention particulière à la lecture, ne saura pas nécessairement saisir tous les sens que revêt le texte.

1/ L'impact nocif des récits fictifs sur l'argumentation
2/ L'utilisation de fictions peut néanmoins permettre d'aider le lecteur à se forger une opinion critique

Extrait du document:

Les récits prennent parfois l'aspect de divertissements que se seraient autorisés les auteurs. Par exemple, "la colonie" de Marivaux laisse supposer lors d'une première lecture, qu'il s'agit simplement d'une pièce amusante, divertissante, sans message sous jacent. Or, lorsque le dramaturge l'a rédigée, il y a inséré une dénonciation des inégalités entre hommes et femmes.
De plus, une accentuation excessive, voire caricaturale des défauts ou encore le burlesque d'une situation encouragent le lecteur à se détacher du sens profond du texte pour ne poursuivre qu'une lecture superficielle. Dans "Ubu roi" d'Alfred Jarry, la caricature du tyran paraît totalement irréaliste amenant le lecteur ou spectateur à ne se rattacher qu'au caractère comique de la pièce, masquant la dénonciation qui y figure.
Une accumulation trop abondante d'évènements a le même effet. Les personnages de "Candide" qui ressuscitent malgré leurs nombreuses mésaventures et finissent par se retrouver dans une petite métairie, ôtent au texte une part de sa crédibilité. Cela détache le lecteur du texte, atténuant l'impact de la morale que Voltaire transmet.
Un excès de surréalisme empêche le lecteur d'accrocher à l'histoire et d'intégrer l'idée sous entendue. "1984" de Georges Orwell en est un exemple : le récit futuriste de science fiction selon lequel un dictateur dirigerait tout est si extrême que le lecteur ne peut le transposer pour le rattacher à sa conception du monde réel.

Commentaires